Opération Kingia : plus de 150 cases détruites sur la commune de Ouangani

Une nouvelle opération de résorption de l'habitat indigne, insalubre et illégal a été menée ce jeudi matin sur le périmètre du village de Kahani où 151 cases ont été détruites.

C’est la 4e opération de ce type depuis le début de l’opération Kingia lancée la 7 avril dernier. « Les 3 premières ont permis la destruction de 147 cases en tout. Avec celle qui s’est déroulée ce jeudi, ce sont 151 cases détruites en plus. Cela va permettre d’améliorer le cadre de vie des habitants de la commune mais aussi renforcer la sécurité sur le territoire », a déclaré le nouveau préfet de l’île, Frédéric Poisot.

Des heurts dans la nuit de mercredi à jeudi

Le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot

Avant de le début de l’opération de « décasage », les forces de l’ordre ont été prises à partie dans la nuit de mercredi à jeudi alors qu’elles étaient en train de sécuriser l’accès au terrain pour les différents engins de chantier (pelleteuses, bulldozer…). « Il y a eu des incidents durant la nuit avec des barrages et des violences… un gendarme a été blessé gravement. Les délinquants doivent savoir que les intimidations ne fonctionnent pas et qu’ils nous trouveront sur leur route », a insisté Frédéric Poisot.

Une quarantaine de personnes relogées pour l’instant

Selon le préfet, à ce jour une quarantaine de personnes auraient été relogées sur les 400 à 450 que comptaient le camp. « Depuis mardi, environ 200 personnes se sont présentées à la permanence sociale du CCAS de Ouangani pour faire une demande de relogement. Nous allons accompagner ces autres personnes mais aussi empêcher d’autres installations ailleurs sur des terrains situés sur la commune », a assuré le représentant de l’État.

Un plateau sportif pour la jeunesse de Kahani

Le maire de Ouangani, Issoufi Madi.

Prévue depuis 2023, après avoir été maintes fois reportée, l’opération de « décasage » n’a finalement eu lieu que ce jeudi 21 mai 2026. « En début d’année nous avons relancé l’opération et avons mené des enquêtes auprès de la population pour procéder à des relogements. Il était nécessaire de faire à cette opération pour des questions notamment de santé publique mais aussi de sécurité car il y a une décharge à proximité de ce camp », a expliqué le nouveau maire de la commune de Ouangani récemment élu, Issoufi Madi.

Enfin, Interrogé sur ce que va devenir ce site, l’édile a indiqué qu’il serait « réservé à la jeunesse avec la création d’un plateau sportif pour qu’il y ait de l’énergie positive ».

D’ici la fin du mois de mai d’autres opérations de ce type devraient se poursuivre.

B.J.

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