Le projet d’éducation à l’environnement à Nosy Be intitulé « Les gardiens de l’océan » a besoin de dons pour poursuivre ses actions. Toutefois, l’association MADA Megafauna et la fondation belge Madagascar Whale Sharks Project, à l’origine du projet, ont décidé cette fois-ci d’offrir une contrepartie à leurs donateurs, grâce à un réseau de prestataires de service implantés dans plusieurs régions du monde.

« Les gardiens de l’océan » renouvellent le concept de crowdfounding

Le projet d’éducation à l’environnement à Nosy Be intitulé « Les gardiens de l’océan » a besoin de dons pour poursuivre ses actions. Toutefois, l’association MADA Megafauna et la fondation belge Madagascar Whale Sharks Project, à l’origine du projet, ont décidé cette fois-ci d’offrir une contrepartie à leurs donateurs, grâce à un réseau de prestataires de service implantés dans plusieurs régions du monde.

Elina Sourisseau (en T-shirt orange) entourée de l’équipe du projet, 100% féminine ! (photo Ann Cools)

Un don contre une prestation de loisir : c’est le nouveau concept de crowdfounding qu’ont décidé d’expérimenter l’association MADA Megafauna et la fondation belge Madagascar Whale Sharks Project pour continuer de faire vivre leur projet commun intitulé « Les gardiens de l’océan ». Créé en 2018 grâce à une première levée de fonds, « Les gardiens de l’océan » a pour but d’éduquer les jeunes de Nosy Be à la préservation de l’environnement. Pour cela, les deux structures engagent et forment des animateurs qui interviennent dans les écoles, sur les plages et dans les rues de la plus touristique des îles de Madagascar. « En 2018 la campagne de crowdfounding avait bien fonctionné et nous avons pu tenir ce projet cinq ans en jonglant avec de petits financements, mais ceux-ci touchent désormais à leur fin. Comme nous savons que la conjoncture économique a changé depuis 2018, nous avons eu l’idée d’offrir cette fois-ci une contrepartie à nos donateurs à partir de 9 euros de don », explique Elina Sourisseau, la cofondatrice de MADA Megafauna et coordinatrice du projet.

L’éducation à l’environnement se fait aussi bien sur les plages que dans les rues ! (Photo : Association MADA Megafauna)

Les contreparties sont toutes proposées au sein d’une plateforme internet où les donateurs peuvent trouver des prestations de service à Madagascar, à La Réunion, en France métropolitaine, en Belgique et même en Australie ! « Cela va des sorties en mer, aux cours de langue, cours de musique ou nuit chez l’habitant. Cela peut être aussi d’apprendre à faire du pain chez une boulangère ou découvrir l’ostréiculture avec un professionnel. Les prestations proposées sont très variées et sont dispensées tantôt par des professionnels, tantôt par des particuliers », détaille Elina. Un moyen original de motiver les gens à faire une donation puisque, toutes ces activités étant dispensées par les prestataires à titre gracieux, l’intégralité des dons est reversée au projet « Les gardiens de l’océan ». S’il n’y a pas de prestations « en live » proposées à Mayotte, celles dispensées en visio, pourront déjà changer les idées d’une population mahoraise au moral plutôt morose au vu de la situation actuelle de l’île.

Un objectif de 15.000 euros pour pérenniser les actions et en créer de nouvelles

« Les gardiens de l’océan » ont besoin de 15.000 euros minimum pour pérenniser les

Un don de 500 euros finance deux semaines d’éducation à l’environnement en milieu scolaire.

actions déjà mises en place et en créer de nouvelles. A titre d’exemple, un don de 50 euros permet de financer quatre animations de rue et un don de 500 euros finance deux semaines d’intervention en milieu scolaire. Il est bien sûr toujours possible de faire un don sans contrepartie, mais cette dernière peut être l’occasion pour un donateur de découvrir des activités dont il n’avait jamais entendu parler. « La centaine de prestataires qui nous suivent offrent souvent des choses uniques en leur genre », se félicite Elina qui nous révèle également que le projet a pour objectif de diversifier ses activités. « Nous souhaiterions développer les sorties en mer avec les jeunes. Jusqu’à présent, nous n’avions pas assez de fonds pour le faire. Nous avons aussi un projet « jeune reporter » pour permettre à des groupes de quatre à cinq jeunes d’apprendre à réaliser des reportages. Par ailleurs, nous souhaiterions engager de nouveaux animateurs et étendre notre zone géographique sur Nosy Be », précise la co-fondatrice de MADA Megafauna.

Commencée le 18 décembre dernier, la campagne de crowdfounding se poursuivra jusqu’au 8 janvier 2024 et est accessible via cette plateforme : https://www.madawhalessharks.org/fr/comment-participer/crowdfunding/ . Un bon moyen de se faire plaisir pendant les vacances de décembre tout en œuvrant pour préserver l’environnement !

Nora Godeau

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Le Département-Région de Mayotte renforce ses partenariats de formation au Québec

Le président du Département-Région de Mayotte, Ben Issa Ousséni, a signé, samedi 29 août 2026, au Québec des conventions de partenariat avec quatre Cégeps accueillant des jeunes Mahorais, une nouvelle étape dans une politique de mobilité lancée en 2022 et qui a déjà bénéficié à 65 étudiants. Pour la collectivité, l'enjeu dépasse désormais la seule poursuite d'études à l'étranger : il s'agit de former des compétences susceptibles de répondre aux besoins futurs de Mayotte, notamment dans la santé, l'ingénierie, l'environnement et le numérique.

Bicentenaire de la photographie : Une année d’expositions lancée ce vendredi à Pamandzi

À l’occasion de la célébration des 200 ans de l'invention de la photographie, la culture visuelle s’installe en Petite-Terre pour une programmation au long cours. De septembre 2026 à septembre 2027, l'agence Eight orchestre un cycle inédit de douze expositions mensuelles articulées autour de douze thématiques et de douze domaines photographiques distincts.

Basket : le Trophée des Champions fait son grand retour ce samedi

À quelques jours de la reprise des compétitions, Fuz’Ellipse organise le Trophée des Champions 2026, ce samedi 5 septembre au Plateau de Cavani, un rendez-vous qui réunira quatre équipes autour de deux rencontres (féminine et masculine) avec l’ambition de proposer un véritable temps fort autour du basket mahorais.