Leur activité économique impactée par la crise de l’eau et l’inflation va pouvoir être soutenue grâce aux mesures gouvernementales mais aussi, des facilités octroyées. 

Les prestataires nautiques rassurés après avoir été reçus en préfecture

Leur activité économique impactée par la crise de l’eau et l’inflation va pouvoir être soutenue grâce aux mesures gouvernementales mais aussi, des facilités octroyées. 

Ils sont entourés d’eau, mais elle n’est pas potable et ne permet pas d’entretenir leur matériel. Les prestataires du lagon s’étaient constitués en collectif mi-octobre, ayant subi eux aussi la triple crise : pénurie d’eau, inflation et augmentation des prix des carburants. « En fonction des prestataires, les pertes de chiffre d’affaires vont de 30 à 60% par rapport à l’année dernière », avaient-ils déploré. S’étaient fédérés, Naut’île, Cetamayotte, Lagon Aventures, Mayotte découverte, Mayotte Explo, Sea blue Safari, Maitai Croisières, Cocoboat, Planète Bleue, rejoints depuis par les prestataires de plongée représentés par Happy Divers d’Antoine Tordeur.

Ils ont été reçus en préfecture au service du SGAR, où Alexandre Ruf leur a présenté les différents dispositifs mis en place par l’Etat. Une compensation des coûts fixes a en effet été annoncée et sera mise en place mi-novembre. Une aide de 15% du chiffre d’affaires 2022 est prévue pour le secteur des sports et loisires notamment, plafonnée à 4.000 euros, sur les 3 mois de crise, avec un possible prolongement en fonction de la conjoncture.

Une crise qui n’a heureusement pas empêché de couvrir la saison des baleines (Photo : JDM)

Si aucun mécanisme d’exonération de charges n’est prévu, d’autres possibilités sont offertes, « des facilités de recouvrement sont proposée, jusqu’à une suspension des recouvrements URSSAF. Par ailleurs, le recours à l’activité partielle est mis en place avec une procédure simplifiée et qui peut être appliquée rétroactivement sur un mois ». Les services de l’Etat, dont la DEETS,  se disent disponibles pour accompagner en cas de difficulté de mise en place. Idem en cas de difficulté d’obtention des reports d’échéance, des prêts bonifiés, etc.

Pour compenser l’augmentation des prix des carburants qui touche les prestataires nautiques de plein fouet, une reprise des subventions « comme en septembre et octobre 2022 » est annoncée, mais sur une durée équivalente à celle de la crise. D’autant que les prix à la pompe viennent de perdre en novembre 13 centimes sur l’essence et 2 centimes sur le gazole.

Les deux derniers points concernent d’autres interlocuteurs. Le Conseil départemental où les prestataires vont demander à être reçus sur deux problématiques : la reprise des paiements de la détaxe carburant qui a été suspendue, et son augmentation, « elle est restée à 0,54 euro depuis plusieurs années ». Et Mayotte Plaisance (CCI) pour ce qui est de la demande de suspension de la location de la place au port, « le service n’est pas rendu puisqu’il est interdit de se servir de l’eau douce pour entretenir correctement nos matériels. »

A.P-L.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Deux établissements fermés administrativement par la préfecture en raison de manquements

La préfecture de Mayotte a ordonné la fermeture du restaurant de l’hôtel Maharajah à Mamoudzou pour des manquements sanitaires et celle du douka La Madjirani à Sada pour plusieurs infractions au Code du travail.

À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola

Alors qu’un foyer épidémique d’Ebola a été signalé dans l’est de la République démocratique du Congo le 15 mai dernier, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) anticipe un éventuel cas importé. Dans un territoire sous forte pression sanitaire, l’unique hôpital de l’île renforce ses protocoles, malgré des moyens contraints.

Assemblée plénière : débats sur le camp de Tsoundzou, la fibre et le port de Longoni

Réunie ce mardi 26 mai 2026 dans l’hémicycle Younoussa-Bamana, l’Assemblée départementale de Mayotte a adopté l’ensemble des rapports à l’unanimité, dans une séance dominée par les débats sur le camp de Tsoundzou, la fibre optique et une réorganisation du port de commerce, avec un rapport finalement retiré de l’ordre du jour.

Handicap et emploi : une convention structurante pour l’insertion des personnes en situation de handicap

La convention prévoit le déploiement de "Cap Emploi", de la Ressource Handicap Formation (RHF), d’une feuille de route territoriale ainsi que l’installation d’une antenne locale de l'AGEFIPH, afin de renforcer l’accès à l’emploi et l’accompagnement des personnes en situation de handicap sur le territoire.