Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il aura fallu une bonne dose de positivisme, de réactivité, d’adaptation et de patience pour parvenir, ce vendredi 27 janvier, au restaurant du Rocher, en Petite-Terre, où se déroulait la cérémonie des vœux du président de la CCI, Mohamed Ali Hamid.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il aura fallu une bonne dose de positivisme, de réactivité, d’adaptation et de patience pour parvenir, ce vendredi 27 janvier, au restaurant du Rocher, en Petite-Terre, où se déroulait la cérémonie des vœux du président de la CCI, Mohamed Ali Hamid.
Initialement prévue à 8h30 sur la commune de Dzaoudzi, la programmation millimétrée des vœux de la CCI Mayotte s’est vue totalement chamboulée en raison du mouvement social du STM au point qu’il était envisagé de tout annuler. C’est finalement sur les coups de 11h20 que les festivités ont pu être lancées en présence, notamment, du président de la CCI France, en déplacement auprès des équipes locales durant 3 jours sur notre île.
« Je ne crois que ce que je vois »
C’est en homme de terrain venu présenter son plan stratégique de relance que le président qui fédère 121 chambres de commerce et d’industrie du réseau France, Alain di Crescenzo, aime se qualifier préférant ainsi l’observation de la réalité locale et concrète en comparaison d’une politique bureaucratique métropolitaine décentralisée.
Initialement passionné par l’entreprenariat où il y a fait ses armes, il ne mâche pas ses éloges au regard de l’agréable surprise qu’il peut avoir en lien avec l’engagement et les projets déjà portés par la CCI Mayotte ainsi que ses partenaires pour lesquels il maintient un discours optimiste et sa volonté d’accompagnement de proximité dans le développement de l’économie et des entreprises du territoire « Je suis avant tout ici en qualité d’observateur. Il est important pour moi d’être à l’écoute des besoins et de me rendre aussi compte des réalités et problématiques propres à chaque territoire, tout comme leurs réels atouts et Mayotte n’en manque pas ».
Un indiscutable potentiel que nous connaissons tous, souvent noyé dans un flot de problématiques diverses tant sur les plans sociaux, économiques, sécuritaires voire même sanitaires que fonciers, logistiques, aériens ou encore maritimes. Des infrastructures maritimes justement que le président CCI France aura pu visiter dès le lendemain, samedi 28 janvier, se rendant sur le site du port de Longoni avant de prendre son avion en fin d’après-midi, direction l’île de la Réunion.
Œuvre réalisée par un artiste local affichée dans l’entrée du nouveau CFA de Dzaoudzi-Labattoir
Au delà de l’investissement purement économique
Pour Mohamed Ali Hamid, la venue du président CCI France est une symbolique des plus fortes récompensant par ailleurs l’investissement humain, logistique et financier de ses équipes. Ce déplacement est tout aussi important qu’il est l’opportunité de présenter le sol mahorais sous un jour nouveau; bien loin des discours pessimistes et des tabloïds majoritairement scabreux qui peuvent être rapportés en Métropole et pour lesquels Alain di Crescenzo, en personne, nous a confié ses inquiétudes initiales avant venue, notamment sur l’aspect sécuritaire. Un jour nouveau et, surtout, une dynamique propre à l’aménagement et l’active participation de la CCI Mayotte tant sur le plan économique que dans l’approche régalienne : « nous travaillons également pour les jeunes, pour leur avenir et celui de notre territoire. Nous formons et nous formons encore plus, raison pour laquelle nous avons mis en place des centres de formations sur M’gombani, Dembéni, et nous inaugurons ce jour celui de Dzaoudzi-Labattoir. Nous comptons également en ouvrir un quatrième d’ici peu, dans le nord, de façon à couvrir l’ensemble du territoire », nous indique fièrement Mohamed Ali Hamid.
Une fierté légitime lorsque l’on sait qu’après l’Éducation nationale, le réseau CCI est l’organisme national proposant le plus de formations à travers les différents territoires; soit près de 400 000 personnes formées annuellement et plus de 500 rien que pour l’année 2022 sur le territoire mahorais.
Au terme de deux jours de visite, le Premier ministre et plusieurs ministres ont annoncé des mesures sur l’eau, l’éducation, la santé et la sécurité, avec un nouveau suivi des projets commune par commune.
Manifestants repoussés au bord du lagon, forces vives reçues en catimini par un conseiller, syndicats qui contestent la parole de l’État, maternité vidée de ses patientes : à Mayotte, la visite ministérielle du gouvernement Lecornu, mercredi 26 et jeudi 27 août 2026, a surtout montré ce qu’elle cherchait à ne pas montrer.
Annoncé en février 2024 par Gérald Darmanin, le dispositif de lutte contre l’immigration clandestine doit encore passer par plusieurs étapes, alors que les moyens d’interception en mer ont été fortement touchés par le cyclone Chido.
Le déplacement à Mayotte du Premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est achevé ce jeudi 27 août au soir. Hormis quelques effets d’annonces pas grand-chose de concret n’est ressorti de cette visite officielle.