Destitution d’Anrif Mourdi : un nouveau conseiller municipal devrait être choisi début février à Mamoudzou

A la suite de la condamnation de l’élu de Mamoudzou pour avoir fourni de fausses attestations d’hébergement, le maire de la commune nous explique prendre acte, et pourvoir à son remplacement.

Confondu pour avoir délivré « 120 à 130 attestations frauduleuses d’hébergement » à des étrangers comoriens, le conseiller municipal Anrif Mourdi a été condamné cette semaine à la privation de ses droits civiques et civils pour une période de 5 ans.

Des falsifications de documents préfectoraux auxquels étaient rattachés toujours la même adresse, la sienne, quasiment tous au bénéfice d’habitants du village de Sima à Anjouan, d’où l’élu était originaire. Condamné au chef de faux et usage de faux, Anrif Mourdi a malgré tout été relaxé de celui d’aide à l’entrée et au séjour irréguliers. Le parquet a fait appel sur ce dernier motif.

L’accusé a maintenu avoir agi sur sa seule initiative sans en avoir averti quiconque à la mairie. Nous avons contacté Ambdilwahedou Soumaila, le maire de Mamoudzou, pour connaître sa réaction et nous informer de la suite qu’il comptait donner: «  »La ville prend acte de la décision de justice. Dès notification de celle-ci, au prochain conseil municipal qui doit se tenir début février, nous entamerons son remplacement de manière officielle. »

A.P-L.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Le Parlement européen valide une exemption au MACF pour les Outre-mer

Le Parlement européen a largement approuvé, ce 15 septembre...

« Il n’y a pas de blocage de conteneurs »: au port de Longoni, les dockers dénoncent l’emploi d’intérimaires

Des rumeurs faisant état de conteneurs bloqués et de navires immobilisés au mouillage circulaient ce mardi 15 septembre, matin à Mayotte. Le syndicat SGTPM-CGT dément tout blocage, mais dénonce un incident impliquant des intérimaires lors du déchargement de 600 véhicules.

Quatre enseignants jugés après une pétition accusant une inspectrice de harcèlement

Entre le 16 janvier et le 2 février 2026, quatre enseignants sont accusés d’avoir participé à la diffusion de propos jugés diffamatoires envers une inspectrice de l’Éducation nationale. À l’audience, chaque partie a défendu sa version des faits.

« On pouvait difficilement avoir mieux », au CHM, des avancées pour les brancardiers après deux jours de grève

Après une matinée de négociations avec la direction du Centre hospitalier de Mayotte, les brancardiers et ambulanciers grévistes ont obtenu plusieurs avancées sur les heures supplémentaires et les interventions SMUR. Mais des points de désaccord demeurent, notamment sur les retours à domicile et certaines tâches effectuées à la morgue.