Au terme d'un suspens sans fin, le nouveau gouvernement choisi par la nouvelle première ministre a été constitué. Plusieurs ministres restent au gouvernement, et c'est Yaël Braun-Pivet qui est nommée à l'Outre-mer. Elle était venue en immersion dans les quartiers de cases en tôles sur les hauteurs de Doujani en 2018.

Yaël Braun-Pivet, nouvelle ministre des outre-mer, avait pointé la responsabilité de l’Etat dans la situation à Mayotte

Au terme d'un suspens sans fin, le nouveau gouvernement choisi par la nouvelle première ministre a été constitué. Plusieurs ministres restent au gouvernement, et c'est Yaël Braun-Pivet qui est nommée à l'Outre-mer. Elle était venue en immersion dans les quartiers de cases en tôles sur les hauteurs de Doujani en 2018.

Ils sont 27 ministres et secrétaires d’Etat. Parmi ceux qui restent au gouvernement, 3 conservent leur portefeuille : Bruno Le Maire reste à Bercy, Gérald Darmanin à l’Intérieur, Eric Dupond-Moretti à la Justice. Sébastien Lecornu prend le ministère des Armées, une belle promotion, Olivier Véran est nommé aux relations avec le Parlement, Gabriel Attal au Budget,

Le gouvernement s’est féminisé, on compte dans les premières nominations 13 ministres femmes, sans compter évidemment Elisabeth Borne. Quelques surprises, Catherine Colonna est nommée au ministère de l’Europe et des affaires étrangères, l’historien Pap Ndiaye est nommé ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse.

Un gouvernement formé à 3 semaines des élections législatives, dont l’issue pourraient engendrer un éventuel remaniement.

C’est donc Yaël Braun-Pivet qui prend l’Outre-mer. Cette avocate socialiste a évolué vers le parti En marche, elle est élue députée des Yvelines lors des élections législatives de 2017. Surtout, elle prend la présidence de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale. C’est à ce titre qu’elle venait en déplacement à Mayotte en 2018.

Décryptage de la situation mahoraise par les acteurs locaux pour Yaël Braun-Piveten 2018

Ses déclarations à l’époque allaient plutôt dans le bon sens, puisque si elle expliquait déjà  avoir une bonne connaissance de l’outre-mer, elle avouait se retrouver dans un département extrêmement spécial, « où le problème migratoire irradie toutes les politiques publiques, que ce soit l’habitat, la scolarisation, la santé », et appelait à « une politique d’interception forte ». Et en constatant les tensions communautaires, « Nous devons avoir une parole apaisante, ce n’est pas à nous, politiques métropolitains qui ne connaissons pas ce territoire, de juger. »

Et dans le rapport qui concluait sa mission, la désormais ministre indiquait : « la France a une responsabilité particulière. À l’évidence Paris s’est trop souvent contenté d’administrer Mayotte, sans vision d’ensemble, ne changeant rien, n’apportant rien. »

Elle a désormais la main.

A.P-L.

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