Les autorités bouclaient le vendredi 31 décembre la quatrième campagne « bis » de vaccination. Un congé de cinq jours a été accordé aux agents publics pour faciliter la vaccination de masse. Le président Azali Assoumani a fait le tour de pays pour sensibiliser la population. Malgré un engouement qui varie d’une île à une autre, les chiffres provisoires (ajoutés à ceux des quatre dernières campagnes) font état de 246.139 personnes vaccinées au 30 décembre. Les Comores font toutefois partie des 15 pays africains (sur 54) ayant atteint les objectifs de vaccination fixés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Comores : classé « orange » par la France, le pays peine à atteindre les 400 000 vaccinés

Les autorités bouclaient le vendredi 31 décembre la quatrième campagne « bis » de vaccination. Un congé de cinq jours a été accordé aux agents publics pour faciliter la vaccination de masse. Le président Azali Assoumani a fait le tour de pays pour sensibiliser la population. Malgré un engouement qui varie d’une île à une autre, les chiffres provisoires (ajoutés à ceux des quatre dernières campagnes) font état de 246.139 personnes vaccinées au 30 décembre. Les Comores font toutefois partie des 15 pays africains (sur 54) ayant atteint les objectifs de vaccination fixés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L’Union des Comores n’a toujours pas atteint les objectifs de 400 000 personnes vaccinées au 31 décembre. Au total, le pays devrait vacciner 492.492 personnes, soit 60% de la population, pour pouvoir atteindre l’immunité collective. « Les chiffres sont décevants, nous continuons à sensibiliser les gens à aller se faire vacciner. Mais, à ce jour, nous n’avons pas atteint les objectifs que nous nous sommes fixés« , a reconnu, jeudi 30 décembre, le chargé de communication de la Coordination anti-Covid, docteur Djabir Ibrahim.

30% de la population vaccinés

Le nombre de contamination est reparti à la hausse, soit une centaine de contamination par jour. Jeudi 30 décembre, 231 cas ont été recensés. Depuis l’apparition du variant Omicron, les autorités sanitaires comoriennes ont enregistré « six décès« , portant le nombre de décès cumulés depuis la déclaration du premier cas le 30 avril 2020 à 157 personnes. Les Comores avaient enregistré 7 décès au mois d’août 2020. La vague meurtrière portait sur la période allant de décembre 2020 à février 2021. Le nombre de décès passera de 10 à 146.

Le président Azali Assoumani a loué « les sacrifices et le professionnalisme » du personnel médical, estimant que le pays a mobilisé toutes les conditions nécessaires à la lutte contre la Covid-19. « Nous devons être fiers de tout ce que nous avons fait jusqu’ici« , a-t-il souligné, jeudi, devant les députés à l’occasion de son traditionnel discours sur l’état de l’Union. « Le mécanisme de gestion et de suivi de la crise sanitaire dans notre pays a été efficace. La couverture pour un schéma vaccinal complet est à ce jour de 30% de la population totale soit 54% de la population cible, ce qui classe l’Union des Comores parmi les sept pays africains ayant les meilleures couvertures vaccinales« , a-t-il mentionné.

La Coordination nationale anti-Covid en conférence de presse jeudi 30 décembre à Moroni (Photo : Beit-Salam)

De pays vert à pays orange

A ce jour, le pays a déjà vacciné 30% de sa population totale, estimée à 820.824 habitants. Mais le taux de vaccination global diffère d’une île à une autre, soit 33,9% à Ngazidja (Grande-Comore), 25% à Ndzuani (Anjouan) et 33,4% à Mwali (Mohéli). S’agissant de la quatrième campagne « bis » qui a pris fin ce vendredi 31 décembre, l’île de Mwali (Mohéli) est en tête avec une couverture vaccinale estimée à 84% des objectifs, suivie par l’île de Ndzuani (Anjouan) qui enregistre 67,1% et l’île de Ngazidja (12,2%).

Malgré cette faible couverture vaccinale, les Comores font partie des 15 pays africains (sur 54) ayant atteint les objectifs de vaccination fixés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au 31 décembre, soit au moins 30% de la population. A cause de la hausse des cas, la France a toutefois reclassé les Comores, qui sont passées « à compter du 2 janvier de la liste des pays « vert » pour lesquels un risque faible a été établi à la liste des pays « orange » où un risque modérément accru d’infection a été identifié », selon la note N°2021-0624838/CHAN de l’ambassade de France transmise jeudi 29 décembre aux autorités comoriennes.

De notre correspondant aux Comores A.S. Kemba

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.