Dans le cadre du festival La 1ère, lui-même imbriqué dans celui de La Friche la belle de mai, haut lieu culturel de Marseille, 6 étudiants mahorais ont composé un menu typique de notre île pour le restaurant Les Grandes tables ce mercredi soir. Ils donneront également des représentations de M’biwis dans les jours à venir.

6 étudiants mahorais « à la toque et aux m’biwis » à Marseille

Dans le cadre du festival La 1ère, lui-même imbriqué dans celui de La Friche la belle de mai, haut lieu culturel de Marseille, 6 étudiants mahorais ont composé un menu typique de notre île pour le restaurant Les Grandes tables ce mercredi soir. Ils donneront également des représentations de M’biwis dans les jours à venir.

C’est la 4ème année que l’association Sisygambis-les 7 portes invite une poignée d’étudiants de l’Université de Mayotte en résidence artistique à La Friche la belle de mai, haut lieu des arts en tout genre à Marseille. Cet échange est le fruit d’un partage régulier et fructueux entre l’association et le pôle culturel de l’université. Les 6 étudiants choisis notamment sur lettre de motivation ont la chance cette année de participer à la première édition du festival La 1ère, créé par France Télévision pour mettre en valeur les cultures des outre-mer. En tant que « brigade de Mayotte », ils ont composé un menu typiquement mahorais pour la clôture du festival La 1ère qui a eu lieu ce mercredi 29 mai au soir. Celui-ci a été dégusté par les clients du restaurant Les Grandes Tables dont le chef, Yas, a « coaché » les étudiants.

La « Brigade de Mayotte » a composé un menu typiquement mahorais ce mercredi 29 mai au soir pour la clôture du festival la 1ère

Ils poursuivent maintenant leur aventure en musique, puisque les filles du groupe présenteront des ateliers de m’biwis au public ces 30, 31 mai et 1er juin pour le festival La Friche la belle de mai, en collaboration avec un groupe de m’biwis marseillais. L’unique garçon du groupe, qui ne souhaite pas danser, assistera la vidéaste Christine Coulange, présidente de l’association Sisygambis-les 7 portes, dans sa réalisation de vidéos. Cette dernière se rend très régulièrement à Mayotte pour des échanges culturels, au départ motivés par son travail artistique et ethnologique sur les musiques de transe. « Nous avons noué des liens avec le CUFR de Mayotte dès 2016 et cela fait désormais 5 ans que nous proposons des Master-classe itinérantes aux étudiants mahorais », rappelle-t-elle.

Favoriser la mobilité des étudiants et faire rayonner la culture mahoraise

L’expo photos « Océans-Indien Atlantique Pacifique » de Christine Coulange a été projetée sur les vitres du restaurant Les Grandes Tables pendant la durée du Festival La 1ère

« Cette master-classe permet de favoriser la mobilité des étudiants mahorais et de faire rayonner la culture mahoraise dans l’hexagone et dans les autres territoires », précise Jean-Louis Rose, le directeur du pôle culturel de l’Université de Mayotte. « Cette politique d’ouverture culturelle est celle que nous souhaitons développer », insiste-il. Si le festival La Friche la belle de mai permet aux étudiants de découvrir des arts en tout genre (spectacle vivant, arts visuels, musique et autres), le festival la 1ère leur a permis quant à lui de s’ouvrir à la culture des autres territoires d’outre-mer français. Christine Coulange a d’ailleurs projeté son exposition « Océans- indien, atlantique, pacifique » sur les vitres du restaurants Les Grandes Tables au cours du festival.

L’artiste du numérique a également incité cette année les étudiants mahorais à documenter ou même à créer des pages Wikipédia concernant les différents aspects de la culture mahoraise. « Il y a très peu de chose sur la culture mahoraise sur le web », déplore-t-elle. La contribution des étudiants cette année permettra d’avoir au moins celles sur les M’biwis et la cuisine, les deux aspects mis en lumière cette année par les deux festivals imbriqués !

N.G

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