La douane de Mayotte a bloqué au port de Longoni un lot de plus de 150 000 biscuits imitant une marque française emblématique. L’opération s’inscrit dans la lutte contre les contrefaçons et la protection de la santé des consommateurs.
Le chargement, expédié depuis Madagascar par une société spécialisée dans les confiseries, était destiné à une entreprise de restauration collective. Placées en retenue-contrefaçon par les agents des douanes, les marchandises ont rapidement suscité des vérifications qui ont confirmé les soupçons.
La Biscuiterie Nantaise (BN), aujourd’hui PLADIS France, a certifié que les emballages des produits saisis reprenaient « les caractéristiques essentielles et immédiatement reconnaissables des biscuits emblématiques commercialisés sous la marque BN ». Les avocats de l’entreprise soulignent que la copie ne se limite pas aux boîtes : la forme même du biscuit—un carré aux coins arrondis, orné d’un « visage » souriant avec deux yeux ronds et une bouche ouverte—ainsi que sa composition—deux biscuits réunis par une garniture chocolatée, façon sandwich—étaient reproduites.

Pour éviter une procédure judiciaire, l’importateur a consenti à faire détruire l’intégralité du lot à ses frais. Il devra en outre s’acquitter d’une pénalité substantielle auprès de la douane, alourdie par la prise en compte a posteriori de précédents chargements introduits à Mayotte. La facture finale, estimée à plusieurs dizaines de milliers d’euros, illustre qu’un biscuit vendu quelques centimes à Madagascar peut coûter bien plus cher lorsque la douane s’en mêle.


