Un nouveaux décès lié au Mpox a été enregistré à Madagascar le 7 juin dernier. Il s’agit d’une femme de 39 ans qui a perdu la vie après des soins au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Mtsinjo Betanimena dans la province de Toliara au sud de la Grande île. Les médecins ont fait savoir que « son décès était associé à une co-infection par le VIH-Sida », se fondant sur les conclusions des analyses cliniques de la patiente.
Les autorités sanitaires malgaches soulignent la persistance des foyers de l’épidémie de Mpox à Mahajanga, Atsinanana et Boeny. « 55 nouveaux cas confirmés ont été enregistrés. Par ailleurs, 49 cas suspects ont été notifiés et 49 prélèvements ont été effectués dans les régions Atsinanana, Sava, Anosy, et Boeny », indique Orange Actu Madagascar qui affirme un nombre de cas dépassant les 1.900 depuis le signalement de la maladie.
Une coopération renforcée avec l’Institut Pasteur de Paris

Face à la multiplication des cas, le gouvernement malgache a renforcé ses capacités et porté au plus haut niveau le partenariat classique entre les instituts Pasteur de Paris et de Madagascar. « La coopération entre l’Institut Pasteur à Paris et l’Institut Pasteur de Madagascar témoigne de la capacité du Pasteur Network à soutenir efficacement les réponses nationales face aux menaces sanitaires émergentes, en favorisant le partage de compétences, de données et de ressources au service de la santé publique », souligne l’Institut Pasteur de Paris, dans un communiqué officiel.
Aux Comores, par contre, les autorités ont déclaré « la fin de l’épidémie », selon une déclaration solennelle faite par le ministre comorien de la Santé, Ahamada Sidi Nahouda, et la représentante du bureau de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Moroni, Nkurunziza Triphonie. Une période d’observation de 42 jours sans décès ni nouveaux cas a motivé cette annonce faite conjointement par ces deux responsables.
« L’absence de létalité dans un contexte de flambée régionale, constitue un indicateur de performance majeure de notre système d’investigation et de prise en charge. Conformément aux critères de l’OMS, la période d’observation de 42 jours, soit deux périodes maximales d’incubation de 21 jours, s’est écoulée sans détection de nouveaux cas confirmés, depuis la guérison du dernier patient le 24 avril 2026 », ont-ils souligné, lundi 8 juin, lors d’une rencontre avec la presse. « A l’issue de la période de surveillance renforcée, les données consolidées font état de 153 cas suspects, notifiés et investigués selon la définition opérationnelle des cas, 42 cas confirmés par PCR et 0 décès attribué au Mpox », a-t-il ajouté.
La fin des restrictions dans l’archipel

Le ministre comorien de la Santé se montre toutefois prudent compte tenu de l’évolution de l’épidémie dans la Grande île et les flux d’individus dans un contexte de multiplication des entrées illégales de migrants dans la région de l’océan Indien. « L’épidémie de Mpox reste toujours une préoccupation de santé publique dans la région à un moment où Madagascar continue d’enregistrer des cas et tenant compte de l’interconnexion maritime et aérienne entre nos deux pays. Par conséquent, le risque de réimportation de nouveaux cas demeure permanent », a-t-il prévenu.
A Madagascar, les autorités sanitaires ont déployé, en début de semaine, un dispositif médical dans les régions particulièrement touchées et ont renforcé les contrôles des principaux points d’entrée. Aux Comores, cette annonce met fin aux restrictions imposées pendant quatre mois par les autorités sanitaires de l’archipel qui exigeaient un certificat médical anti-Mpox avant d’autoriser le débarquement des passagers en provenance d’un pays suspect.
A.S.Kemba


