La Ville de Mamoudzou et la Cadema ont signé mercredi 27 mai plusieurs conventions avec l’Agence française de développement, avec à la clé des financements pour le front de mer, l’assainissement non collectif et la reprise du chantier du stade de Tsoundzou.

Mamoudzou sécurise plusieurs financements pour le front de mer, l’assainissement et ses stades

La Ville de Mamoudzou et la Cadema ont signé mercredi 27 mai plusieurs conventions avec l’Agence française de développement, avec à la clé des financements pour le front de mer, l’assainissement non collectif et la reprise du chantier du stade de Tsoundzou.

Le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, et la directrice de l’Agence française de développement (AFD), Rejane Hugounenq De Vreyer, ont officialisé plusieurs conventions de financement, attendues depuis plusieurs mois par la commune et la Communauté d’Agglomération Dembéni-Mamoudzou (Cadema). Dans un contexte où plusieurs grands chantiers peinent encore à avancer sur le territoire, notamment après le passage du cyclone Chido.

Plusieurs enveloppes ont été validées. La plus importante concerne le stade de Tsoundzou, avec un préfinancement de 1,5 million d’euros accordé par l’Agence afin de permettre la reprise du chantier, aujourd’hui à l’arrêt. De son côté, le maire assure vouloir relancer rapidement les travaux et fixe désormais un objectif clair : une livraison d’ici la fin de l’année.

« Toutes les étoiles sont quasiment alignées », a-t-il déclaré devant la presse, en expliquant avoir déjà engagé plus de 300.000 euros supplémentaires pour sécuriser le site et rassurer les entreprises ainsi que les ouvriers qui doivent revenir sur le chantier dans les prochains jours.

Le front de mer entre dans une nouvelle phase

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Le front de mer de Mamoudzou à aménager, entre l’établissement du Camion blanc et le parc de la pointe Mahabou, en arrière-plan.

Autre dossier mis en avant : le futur front de mer de Mamoudzou. La ville bénéficie cette fois d’une subvention de 300.000 euros destinée à financer une mission d’ordonnancement, pilotage et coordination urbaine, plus connue sous le nom d’OPCU. Derrière ce terme technique, l’idée est surtout de coordonner tous les acteurs qui interviennent sur ce projet estimé à 263 millions d’euros.

Car autour du front de mer, plusieurs maîtres d’ouvrage travaillent en même temps : la Ville de Mamoudzou, la Cadema, notamment avec le projet « Caribus », le Département-Région de Mayotte, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Mayotte, ou encore l’État à travers la Direction de l’environnement, de l’aménagement, du logement et de la mer (DEALM).

Entre les pôles d’échanges multi-modaux, le port de plaisance, les aménagements routiers et les futurs espaces économiques, le chantier s’annonce complexe. « Toutes les personnes qui viennent dans le centre-ville gravitent autour de ce front de mer », souligne Ambdilwahedou Soumaïla, qui précise que les études préalables sont désormais terminées et validées. Selon le calendrier présenté ce mercredi 27 mai, les travaux devraient démarrer au second semestre 2027.

L’AFD veut poursuivre son accompagnement 

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Réjane Hugounenq De Vreyer, directrice de Agence française de développement, a réaffirmé sa volonté de poursuivre durablement l’accompagnement de l’agence auprès des communes de l’île.

Du côté de la Cadema, une autre convention de 100.000 euros a été signée pour financer un diagnostic de l’assainissement non collectif sur les communes de Mamoudzou et Dembéni. L’objectif est de dresser un état des lieux des équipements existants avant de d’engager de futurs travaux.

Pour l’AFD, ces financements s’inscrivent dans un accompagnement plus large des collectivités mahoraises. « C’est notre ADN de travailler avec les collectivités et de les appuyer », rappelle Rejane Hugounenq De Vreyer.

La directrice de l’AFD a aussi insisté sur les financements déjà en cours avec la ville et la Cadema. « On a beaucoup d’activités, on a quelques prêts qui fonctionnent et aussi des préfinancements », explique-t-elle, en rappelant que l’agence accompagne déjà plusieurs projets structurants sur l’île, notamment autour des infrastructures et de l’aménagement.

Les stades de Tsoundzou et Bamana toujours attendus 

D’après le maire de Mamoudzou, les travaux du stade de Tsoundzou devraient reprendre très prochainement.

La question des retards sur les équipements sportifs a aussi été abordée pendant la conférence. Le maire est revenu sur les difficultés rencontrées sur le chantier du stade de Bamana, ralenti par plusieurs problèmes techniques découverts au fur et à mesure des travaux, notamment autour de l’évacuation des eaux pluviales et des murs de soutènement. « On s’est aperçu en avançant que si on ne sécurisait pas certaines parties, ça allait devenir problématique », a-t-il confié à propos de travaux supplémentaires qui n’étaient pas prévus dans le financement.

Aujourd’hui, le chantier serait proche de son terme, même si une rupture de stock sur certains matériaux, notamment le gravat, ralentit encore les dernières étapes. Le maire espère cependant, une livraison « d’ici septembre » si les approvisionnements arrivent à temps. « C’est un problème parce qu’on sait que maintenant avec les livraisons et les guerres qu’il y a partout, c’est une complication ».

Concernant le stade de Tsoundzou, Ambdilwahedou Soumaila assure que les travaux vont  reprendre rapidement. Selon lui, le principal obstacle concerne désormais les derniers matériaux nécessaires à la pose du terrain synthétique. « Le gazon est déjà sur le territoire. Il ne manque plus qu’à le poser », affirme le maire.

Shanyce MATHIAS ALI.

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