Grâce à la coopération de l’OMS et de l’Unicef, l’archipel a réceptionné un premier lot de vaccins pour contenir la maladie. Les Comores ont enregistré « 35 cas » mais restent toujours vigilants tant la situation épidémiologique reste volatile dans la zone océan Indien.

Comores : Dix mille doses de vaccins pour lutter contre le Mpox

Grâce à la coopération de l’OMS et de l’Unicef, l’archipel a réceptionné un premier lot de vaccins pour contenir la maladie. Les Comores ont enregistré « 35 cas » mais restent toujours vigilants tant la situation épidémiologique reste volatile dans la zone océan Indien.

Le gouvernement comorien a réceptionné, ce dimanche 29 mars, dix mille doses de vaccins contre le Mpox ou variole du singe. Une cérémonie de remise du lot a eu lieu à l’aéroport international de Hahaya en présence du ministre de la Santé, Ahamada Sidi Nahouda et des représentants de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) et de l’Unicef aux Comores, respectivement le Dr Nkurunziza Triphonie et Mustapha Ben Messaoud. Les vaccins ont été obtenus via l’Africa CDC, l’agence africaine de prévention et de lutte contre les maladies.

Une stabilisation des cas de Mpox dans l’archipel

Les autorités maintiennent toujours le dispositif de surveillance aux frontières.

Les autorités comoriennes avaient lancé une commande de « 50 mille doses » depuis trois mois au lendemain de l’enregistrement du premier cas en janvier dernier. L’archipel avait enregistré à cette époque « quatre cas » de variole du singe. Les patients étaient des Comoriens en provenance de Madagascar, de Majunga plus précisément. Mais, depuis, le nombre de cas a baissé et la contamination semble prendre une très faible proportion dans les îles.

Les services en charge de la lutte contre le Mpox jugent les vaccins « insuffisants » compte tenu des besoins exprimés pour mieux réussir une campagne parfaite de lutte contre la maladie. Mais le ministre de la Santé a estimé, devant les médias, que les doses réceptionnées permettront de « freiner la propagation du virus » en attendant l’arrivée d’un deuxième lot. Si l’archipel a déclaré l’existence de la maladie, les autorités sanitaires minimisent son impact et ont salué le travail de coordination engagé avec l’OMS et l’Unicef.

Une situation volatile du Mpox dans l’océan Indien

L’archipel a recensé « 35 cas de Mpox » depuis le mois de janvier.(CR : Institut Pasteur)

« Nous nous félicitons de l’arrivée de ce premier lot. Nous profitons de cette occasion pour rendre hommage aux bureaux de l’OMS et de l’Unicef qui ont accompagné le Gouvernement dans sa stratégie de lutte contre la variole du singe dans notre pays », a souligné le ministre comorien de la Santé pour qui « les Comores ont réussi à stabiliser la situation grâce à la promptitude des équipes déployées dans nos frontières, dans les ports et aéroports ». Le ministre annonce une opération de vaccination dans les zones où résident les cas enregistrés. L’archipel a recensé « 35 cas de Mpox » depuis le mois de janvier.

Les patients, pris en charge immédiatement, ont, pour la majorité, déjà quitté les centres de soins. Mais un suivi médical leur a été imposé. Le service en charge de la surveillance de la variole du singe reconnait une certaine volatilité du Mpox dans la zone océan Indien. L’Institut Pasteur a annoncé « au 28 mars 2026, 321 cas suspects et 731 cas confirmés biologiquement en laboratoire » à Madagascar où « 30.000 doses » de vaccins ont été remises aux autorités au début du mois de mars. « Nous restons toujours vigilants », souligne le ministre comorien de la Santé.

A.S.Kemba

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