Plusieurs secteurs de Mayotte sont touchés ce mercredi 11 mars par d’importantes inondations après des pluies soutenues. Des habitations ont été envahies par l’eau, des véhicules emportés, et les crues ont également charrié une grande quantité de déchets.
Des quartiers envahis par l’eau et les déchets
Depuis ce mercredi matin, d’importantes inondations sont signalées sur la commune de Mamoudzou ainsi qu’à Combani. Plusieurs villages et quartiers sont particulièrement touchés, notamment à Tsoundzou et dans le quartier de Kawéni. Au réveil, de nombreux habitants ont découvert l’eau envahir leurs habitations. Dans certaines rues, de véritables torrents se sont formés, emportant sur leur passage plusieurs véhicules. Dans le quartier de Bandrajou, à Kawéni, certains habitants ont dû utiliser des objets flottants pour se déplacer et quitter les zones inondées, tandis que d’autres avaient de l’eau jusqu’à la taille.
Les inondations ont également transporté une quantité importante de déchets et de détritus, charriés par les eaux à travers les rues et les habitations, aggravant les dégâts et compliquant la circulation dans ces secteurs. Les intempéries touchent aussi la commune de Koungou, notamment à Majicavo, où des débordements ont également été signalés. À Combani, selon plusieurs sources locales, une crue importante est observée sur la rivière Moha, qui alimente la retenue collinaire de Combani. La rivière d’Ourouveni connaît également une montée des eaux significative. Des intempéries et des crues soudaines qui ont également perturbé la circulation, allant jusqu’à ralentir fortement le trafic, voire couper la route sur certains axes principaux.
Une vigilance « jaune » météo maintenue
Sur le plan météorologique, Mayotte reste placée ce mercredi 11 mars en vigilance jaune pour fortes pluies et orages, en lien avec des zones de convergence présentes sur la région. Le flux est faible de nord-est, chaud, humide et temporairement instable.
Dans la matinée, le ciel est resté très chargé avec de nombreux nuages accompagnés d’averses ou de grains parfois orageux et localement soutenus. Dans l’après-midi, des éclaircies devraient alterner avec des passages nuageux encore nombreux, pouvant s’accompagner d’averses et de quelques coups de tonnerre. Dans d’autres communes de l’île, notamment dans le Sud et l’Ouest, comme à Chiconi, le ciel est couvert mais aucune pluie, ni inondation, n’a été signalée à ce stade.
Plus de 6 interventions du SDIS, cours suspendus au collège K2 de Kawéni
Dans un communiqué de presse, en fin de matinée, la préfecture indique que « les réseaux de communication restent opérationnels sur l’ensemble du territoire. Les infrastructures de production d’eau et d’électricité ne sont pas endommagées ». Elle précise également que « l’ensemble des services est pleinement mobilisé afin de suivre l’évolution de la situation, sécuriser les zones concernées et porter assistance aux populations ». Par ailleurs, « le SDIS de Mayotte a d’ores et déjà réalisé plus de 6 interventions en lien avec ces événements » et « à ce stade, aucune victime n’est à déplorer ».
Côté établissements scolaires, la préfecture signale qu’en « lien avec le Rectorat, des évacuations anticipées pourront être prévues dans certains établissements scolaires, notamment le collège K2 de Kaweni où les cours sont suspendus ». Elle assure que les équipes de secours, de sécurité et de déblaiement des routes sont à l’œuvre et appelle « chacun à respecter les consignes de sécurité » :
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Ne pas s’engager sur des routes inondées, que ce soit en véhicule ou à pied ;
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Libérer les axes de circulation pour fluidifier le passage des véhicules d’intervention ;
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Éviter les déplacements non indispensables ;
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S’éloigner des ravines, des cours d’eau et des zones susceptibles d’être inondées ;
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Surveiller particulièrement les enfants et les personnes vulnérables.
« La prudence et la vigilance de chacun sont essentielles. Les conditions météorologiques restant dégradées, la situation continue de faire l’objet d’une surveillance attentive par les services de l’État », précise la préfecture.
La rédaction du JDM


