Une intervention contre des affrontements entre jeunes a entraîné des blessures sans gravité pour les militaires.

Dembéni : une intervention sans gravité pour les gendarmes

Une intervention contre des affrontements entre jeunes a entraîné des blessures sans gravité pour les militaires.

Ce week-end, la commune de Dembéni, à Mayotte, a été le théâtre d’une opération de la gendarmerie nationale visant à limiter les affrontements entre bandes de jeunes. Onze gendarmes ont été légèrement blessés, sans que cela n’entraîne de jours d’interruption totale de travail (ITT).

Affrontements entre jeunes et interventions ciblées

Samedi 6 décembre après-midi, « des jeunes de Dembéni et de Iloni s’affrontaient entre eux », explique le général Lucien Barth, commandant de la gendarmerie de Mayotte. Les gendarmes sont intervenus « d’abord pour protéger les jeunes d’eux-mêmes » et ensuite « pour protéger la population et la route nationale pour que les gens circulent ». 

Les interventions, « dynamiques et offensives », exposent les militaires à des risques. Malgré les jets de projectiles, les blessures restent légères, « hématomes suite à des jets de projectiles », et aucun des onze gendarmes n’a été en incapacité de travail. Le commandant précise : « Ce n’est pas exceptionnel car toutes les semaines on a des blessés sur le terrain ». 

L’opération a permis d’interpeller cinq jeunes, et le commandant indique que la gendarmerie continuera « à interpeller sur la zone dans les semaines qui viennent pour pacifier davantage le secteur ». Selon lui, il s’agit d’ « une mission classique, dès l’instant où on fait des manoeuvres dynamiques et offensives on remplit la mission mais on est plus exposés ».

Soutien du GIGN et maintien de l’ordre à Majicavo-Koropa

Parallèlement, une autre opération a été menée à Majicavo-Koropa, où six hommes ont été interpellés en raison de troubles à l’ordre public. Initialement sur une autre mission, le GIGN a été redirigé pour soutenir cette intervention.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a salué « l’action des forces de l’ordre qui a permis de rétablir le calme ». Le général Barth conclut que ces interventions permettent de maîtriser le trouble à l’ordre public tout en rappelant que les militaires « continuent à remplir leur mission normalement ».

Mathilde Hangard

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