Chaque jour pendant les vacances d'octobre, l'association culturelle Alefa Handrema propose des animations gratuites pour les enfants du village du Nord de l'île.

Alefa enchante les vacances des enfants d’Handrema

Chaque jour pendant les vacances d'octobre, l'association culturelle Alefa Handrema propose des animations gratuites pour les enfants du village du Nord de l'île.

16 heures viennent de sonner à Handrema ce mardi 21 octobre sous un soleil revenu après les pluies du matin. Un groupe d’enfants, joyeux et volubiles, envahit les rues habituellement tranquilles du village de la commune de Bandraboua au Nord de Mayotte. A peine sortis de l’école coranique, la petite troupe, garçons et filles, se hâte de rejoindre le plateau sportif du bord de mer pour retrouver les animations qu’ils fréquentent assidûment depuis le début des vacances scolaires. Il y a là un grand trampoline, une structure gonflable, des karts à pédales mais aussi une équipe d’animateurs disponibles pour échanger avec les enfants, et faire respecter les règles d’utilisation du matériel et réguler un peu leur empressement.

Jeux, danse et soutien scolaire

La joie de goûter à l’apesanteur…

Parmi eux, Hamadi, solide gaillard dans la trentaine, jette un œil bienveillant sur la cinquantaine d’enfants de 5 à 12 ans présents sur le site. « Avec des gens du village, on a créé l’association Alefa* il y a 15 ans parce qu’on trouvait qu’il n’y avait rien à faire pour les plus jeunes pendant les vacances, raconte-t-il. Depuis, on propose des activités à chaque congé, qu’on essaie de varier ». Ainsi Alefa a déjà organisé un rallye où l’on doit trouver des indices retraçant l’histoire du village, ou un simili Fort Boyard avec des épreuves aquatiques utilisant la mer toute proche. Sans oublier un caranaval, de la danse ou des concerts offerts par des artistes du village. Avec quels moyens ? Mady Sadam, secrétaire de l’association et présent depuis sa création, répond en installant un jeune enfant dans un kart : « Alefa est subventionnée par des institutions publiques comme le Conseil départemental et la commune, on a même aujourd’hui la contribution d’un organisme de l’Hexagone. Il y a une quinzaine de bénévoles qui font vivre l’asso et la plupart sont très jeunes. Gràce à eux, on propose aussi du soutien scolaire quand il y a école ».

Bientôt dans d’autres villages

Le rendez-vous des vacances pour tous les enfants du village

Les structures ludiques du jour sont fournies et installées par une jeune entreprise familiale Mayan Tchoo’o, installée à Mtsamboro, qui peut aujourd’hui fournir un matériel attractif (avec même de vrais manèges) dans toute l’île. Pas de doute, il ravit les jeunes utilisateurs. « Je viens tous les jours, témoigne Amine, 10 ans, le sourire aux lèvres. J’adore bondir dans le trampoline, ça me change du foot ! ». Le succès de l’initiative fait école. Alefa a été sollicitée pour proposer des animations dans les villages voisins qui devraient bientôt se mettre en place.

Philippe Miquel

*Association d’animation en activités ludiques pour l’enfance en formation et apprentissage socio culturel (Facebook)

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