La structure veut mettre en valeur des portraits de chefs d’entreprise accompagnés dans le cadre d’un programme destiné à développer leur activité.

BGE Mayotte veut mettre les entrepreneurs mahorais sous les feux des projecteurs

La structure veut mettre en valeur des portraits de chefs d’entreprise accompagnés dans le cadre d’un programme destiné à développer leur activité.

Trésorerie fragile, difficultés à trouver des marchés, retards de paiement : les entrepreneurs mahorais font face à plusieurs obstacles pour développer leur activité. Pour les aider à avancer, BGE Mayotte mise sur l’accompagnement, mais aussi sur la visibilité. La structure veut désormais donner davantage la parole aux chefs d’entreprise qu’elle suit, à travers des portraits, des interviews et des reportages diffusés dans les médias locaux.

« Un chef d’entreprise ne doit pas s’enfermer », insiste Sonia Anli, directrice de BGE Mayotte. Pour elle, les entrepreneurs doivent pouvoir parler de leurs difficultés et s’entourer de professionnels capables de les aider à trouver des solutions.

15 entrepreneurs accompagnés pendant douze mois

Derrière cette démarche se trouve notamment l’accélérateur Croissance TPE, lancé à la fin de l’année dernière. Le programme accompagne un groupe de 15 chefs d’entreprise qui souhaitent développer leur business. Pour être retenues, les entreprises doivent notamment être immatriculées, avoir plus de trois ans d’activité et présenter un chiffre d’affaires inférieur à environ 100.000 euros.

Sonia Anli est la directrice de BGE Mayotte.

« L’idée, c’est qu’ils puissent, au bout des 12 mois d’accompagnement, booster leur chiffre d’affaires », explique Sonia Anli. Elles ne sont pas sélectionnées selon leur secteur d’activité, mais en fonction de leur potentiel de développement et des difficultés qu’elles rencontrent pour franchir un cap.

L’accompagnement comprend des formations, des ateliers avec des experts, des rencontres professionnelles et des séances de réseautage, avec notamment l’intervention de Bpi France. Avant de proposer ces solutions, la structure réalise un diagnostic à 360 degrés pour évaluer la situation du dirigeant et de son entreprise, grâce à des bilans comptables. « On met en place par la suite des actions de formation » en fonction des besoins identifiés, précise la directrice.

Les difficultés du quotidien

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Parmi les premières difficultés des entreprises locales, les délais de paiement.

Les problèmes rencontrés par les entrepreneurs du territoire sont divers. Certains peinent à maintenir une trésorerie suffisante, d’autres doivent faire face aux délais de paiement de leurs fournisseurs ou des collectivités. La concurrence et la recherche de nouveaux marchés compliquent aussi le développement de leur activité.

« L’accès aux marchés également, c’est une réelle problématique », souligne Sonia Anli. Certains chefs d’entreprise par exemple, ne savent pas toujours comment repérer les appels d’offres auxquels ils pourraient répondre, ni comment se positionner pour décrocher des contrats.

BGE Mayotte veut donc les aider à dépasser ces blocages, soit en leur apportant directement des outils, soit en les orientant vers des professionnels capables de leur transmettre les compétences qui leur manquent. L’objectif à terme est de leur permettre de mieux gérer leur entreprise et de saisir de nouvelles possibilités de développement.

Les médias appelés à relayer ces parcours

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Différents formats seront produits pour permettre aux médias de les repartager sur leurs différents canaux. (Image d’illustration).

Pour cela, BGE Mayotte a pris l’initiative de se rapprocher des médias locaux pour qu’ils consacrent régulièrement une place à ces entrepreneurs, tous les quinze jours ou une fois par mois, selon les possibilités des rédactions.

Portraits, interviews, reportages, vidéos ou chroniques radio et télévisées : plusieurs formats sont envisagés pour présenter leur activité, leur parcours et leurs ambitions.  « Il y aura une mise en valeur des chefs d’entreprise, leur activité, leur parcours en particulier, les difficultés qu’ils ont rencontrées et les réussites », annonce la directrice.

La structure souhaite aussi montrer l’évolution des entreprises entre leur entrée dans le programme et la fin de l’accompagnement. L’enjeu sera de vérifier si les actions menées ont permis d’augmenter le chiffre d’affaires, d’accéder à un financement ou encore d’embaucher un premier salarié.

« On sera là pour vous écouter »

Au-delà de la communication, Sonia Anli veut surtout encourager les entrepreneurs à ne pas rester seuls face aux difficultés. Certains hésitent encore à solliciter des structures d’accompagnement, parfois parce qu’ils pensent avant tout à protéger leur activité ou qu’ils associent l’aide extérieure à un coût.

BGE Mayotte ne promet pas de financer chaque projet, mais son rôle consiste aussi à écouter les dirigeants, à identifier les freins qu’ils rencontrent et à les orienter vers des solutions adaptées. « On est peut-être pas la meilleure structure qui vous permettra d’accéder au financement. En tout cas, on sera là pour vous écouter, vous épauler, et vous soutenir », affirme-t-elle.

Avec cette initiative, BGE Mayotte espère donc faire connaître les entrepreneurs accompagnés, mais aussi montrer l’intérêt de se faire aider pour développer une entreprise. Les résultats du programme seront évalués d’ici le 31 décembre.

Shanyce MATHIAS ALI.

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