La Conférence régionale des Recteurs (C2R) de l’Afrique australe et de l’océan Indien a renouvelé sa gouvernance sous l’égide de l’Agence Universitaire de la Francophonie à Antananarivo, ce mercredi 7 octobre 2026. La professeure Joëlle PERREAU, vice-chancelière de l’Université des Seychelles, a été élue présidente de cette instance, qui fédère les établissements d’enseignement supérieur de la région autour des coopérations académiques.
L’Université de Mayotte y a pris sa place, puisque son président, Abal-Kassim Cheik Ahamed, rejoint le nouveau bureau de la C2R AAOI en tant que vice-président. Une volonté affichée d'impliquer l’établissement "dans la dynamique de coopération universitaire à l’échelle de l’Afrique australe et de l’océan Indien".
Les échanges ont porté sur plusieurs chantiers structurants pour l’avenir de l’enseignement supérieur: transition numérique et intelligence artificielle, valorisation de la recherche, paix et gestion des conflits, changement climatique et développement durable, mobilités régionales, ainsi que montage de projets et cofinancements. Des pistes de coopération et de projets communs à l’échelle régionale ont émergé de ces travaux.
Chargé d’animer la séquence « Changement climatique et développement durable », Abal-Kassim Cheik Ahamed est parti de l’expérience du cyclone Chido. Il a rappelé l’impact des crises climatiques sur les populations, les infrastructures et la continuité des activités universitaires, plaidant pour un renforcement des capacités d’anticipation et de réponse des établissements de la région. À cette occasion, il a proposé d’ouvrir, au sein de la C2R, une réflexion sur un protocole régional de résilience universitaire, afin de passer d’une solidarité spontanée après la catastrophe à une solidarité organisée en amont, fondée sur la prévention et la gestion maîtrisée des crises.
L’Université de Mayotte développe ainsi des coopérations durables avec les établissements de la zone et voit dans l’accession de son président à ce pôste de la C2R AAOI comme une étape supplémentaire devant permettre à l’établissement de contribuer pleinement aux réflexions et projets collectifs, avec l’ambition affirmée de devenir un acteur de référence dans le canal du Mozambique et l’océan Indien, ancré à Mayotte et ouvert sur son environnement régional et international.


