Au quai Issouffali, des élèves de CP de l’école Pamandzi 3 ont présenté ce mercredi matin, des objets fabriqués à partir de déchets ramassés sur la plage, dans une action qui mêle sensibilisation, créativité et message écologique directement porté par les enfants.

Une exposition scolaire pour valoriser le recyclage des déchets marins

Au quai Issouffali, des élèves de CP de l’école Pamandzi 3 ont présenté ce mercredi matin, des objets fabriqués à partir de déchets ramassés sur la plage, dans une action qui mêle sensibilisation, créativité et message écologique directement porté par les enfants.

Sur le quai Issouffali, les élèves de CP A et CP B de l’école primaire de Pamandzi 3 installés derrière leur stand, avec devant eux des objets fabriqués à partir de déchets ramassés quelques jours plus tôt sur le littoral. Une tortue faite de bouchons plastiques, des verres, des décorations et autour, des passants qui s’arrêtent, posent des questions, et repartent avec une explication directement donnée par les élèves.

Transformer les déchets en art

Le projet s’inscrit dans la règle des 3 R : recycler, réutiliser et réduire. Au départ, c’est un concours national : « Art en plastique pour l’océan », avec cette année un thème autour des couleurs de l’océan. Par la suite, l’initiative a continué au-delà du concours, car les enseignants ont voulu prolonger le travail avec les élèves.

Les passants pouvaient notamment acheter les œuvres qu’ils préféraient, un moyen d’encourager les enfants.

« C’est une exposition d’objets d’art qu’on a fabriqués avec les enfants à l’école. L’objectif au départ, était de participer au concours organisé par la Fondation de la mer. Ensuite on a poursuivi le projet pour fabriquer des objets d’art avec les déchets qu’on a ramassés  », explique-t-il.

Ces ordures ont été ramassées par élèves lors de sorties en mer et sur les plages ou encore aux alentours de l’établissement. « Tout ça, c’est fait avec des bouteilles, des bouchons, ou encore des sachets plastiques. On fabrique des porte-verres, de la décoration, vous avez pu voir une tortue, des verre, une pieuvre ».

Un projet pédagogique qui s’étend dans la durée

Une pieuvre géante réalisée à partir de sachets plastiques.

Cependant, derrière l’aspect artistique, il y a surtout une logique de sensibilisation, pensée pour les enfants mais aussi pour les habitants.  « La mission principale pour nous c’est de sensibiliser la population contre les déchets plastiques qui polluent la mer, nos espaces verts, nos trottoirs. Donc maintenant, c’est toute la population de Petite-Terre qui sera sensibilisée, on l’espère », confie Issa Ahamada.

Sur place, les enfants jouent justement ce rôle de médiateurs, avec leurs mots à eux, parfois simples mais très directs, en expliquant aux passants pourquoi ils sont là et ce qu’ils ont compris de leurs différentes sorties sur le terrain.

« On a fait ça pour montrer aux gens que ce n’est pas bien de polluer la mer, la plage et les océans et la forêt parce que les poissons peuvent manger le plastique et ce n’est pas bon. En plus on peut faire beaucoup d’autres choses avec le plastique », explique une élève de CP.

Un rendez-vous renouvelé

Ce travail s’inscrit dans un projet mené maintenant depuis plusieurs années. L’exposition sur le quai Issouffali à Dzaoudzi en est déjà à sa deuxième édition, avec l’idée de toucher un public plus large à Mayotte, puisque le lieu voit passer habitants, familles et voyageurs tout au long de la journée.

Et ce n’est pas fini, puisque l’opération doit être renouvelée le mardi 24 juin, toujours au même endroit, avec un appel lancé aux habitants, aux parents et aux volontaires pour venir voir, encourager et échanger avec les enfants.

Shanyce MATHIAS ALI.

 

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