Face à la propagation du virus Ebola Mayotte renforce sa vigilance et son système de santé

« A ce jour, aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été détecté à Mayotte. Le risque d’introduction du virus à Mayotte est considéré comme très faible, selon les modélisations INSERM et Santé Publique France. En effet, la durée d’incubation moyenne est de 7 jours (2 jours minimum et 21 jours d’incubation maximum), après contact avec une personne présentant des symptômes, or, en pratique, les ressortissants de la République Démocratique du Congo, qui tentent de s’introduire illicitement à Mayotte, mettent 2 à 3 mois avant d’arriver sur le territoire », indiquent les autorités dans un communiqué.

Néanmoins, compte-tenu de l’existence de ce risque, le préfet a décidé de mobiliser préventivement l’ensemble des services de l’État, l’Agence régionale de santé (ARS), les forces de sécurité intérieures et le SDIS.

L’ARS a d’ores et déjà mis en alerte le Centre Hospitalier de Mayotte et renforcé la surveillance sanitaire. L’ARS de Mayotte met en œuvre un dispositif de veille sanitaire renforcée afin de suivre attentivement l’évolution de la situation sanitaire internationale et locale. Elle a constitué une équipe d’investigation pour l’identification des éventuels cas contacts.

Des actions de sensibilisation et de formation sont mises en œuvre au profit des professionnels de santé et des agents des services partenaires afin de leur rappeler les conduites à tenir et les mesure de protection.

L’ARS a mobilisé le Centre hospitalier de Mayotte (CHM) afin de s’assurer de sa bonne préparation à l’accueil de tout patient récemment arrivé sur le territoire en provenance des zones touchées par Ebola et présentant des symptômes compatibles avec la maladie.

Ainsi, le CHM dispose de capacités d’hospitalisation des patients possiblement atteints par la maladie à virus Ebola dans des conditions sécurisées :

– transport sanitaire dédié et circuit hospitalier séparé des autres patients;

– organisation des prélèvements biologiques et de leur envoi sécurisé vers le centre national de référence en métropole;

– chambres d’hospitalisation sécurisées;

– disposition des équipements de protection individuelle pour les soignants et formation des ceux-ci à leur utilisation;

– gestion spécifique des déchets hospitaliers.

De plus, la surveillance sanitaire des migrants est accrue afin de pouvoir détecter au plus vite tout cas suspect d’infection au virus Ebola. Un renforcement de la présence médicale et infirmière sur les lieux de présence des migrants est notamment mis en œuvre. En parallèle, le dispositif de lutte contre l’immigration clandestine va également être renforcé.

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