Plusieurs établissements fermés administrativement après des contrôles du CODAF

La préfecture de Mayotte a annoncé la fermeture administrative de plusieurs commerces pour travail dissimulé et manquements aux règles d’hygiène et de sécurité alimentaire.

La préfecture de Mayotte a indiqué, ce jeudi 7 mai, la fermeture administrative de plusieurs établissements, à la suite de contrôles réalisés dans le cadre de la lutte contre les fraudes et de la protection de la santé publique par le Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF).

Respect des règles, préservation de la concurrence, protection des consommateurs

Des produits récupérés dans le cadre des contrôles. (Préfecture de Mayotte).

« Ces interventions ont mis en évidence plusieurs infractions graves », note la préfecture. Pour travail dissimulé, sont concernés le Terminus Bar, situé à Dzaoudzi, route des Badamiers, ainsi que, pour des manquements aux règles d’hygiène et de sécurité alimentaire, Brochetterie X Nafisa à Tsingoni, Le Rendez-vous chez Cousin au rond-point du Baobab à Mamoudzou et la Boulangerie de Combani, à Tsingoni.

 

« Ces contrôles visent à garantir le respect des règles, préserver une concurrence loyale et assurer la protection des consommateurs », rappelle la préfecture.

Depuis le lancement de l’opération Kingia, le 7 avril, ces contrôles ce sont multipliés tout comme les fermetures administratives, dont celles intervenues le 24 avril dernier. Également pour travail dissimulé, trois établissements situés à Pamandzi avaient été concernés : le SUPER BAZAR, Nourdine Siti-Hykma et Somany Eléonord. D’autres établissements avaient aussi été visés pour non-respect des normes de sécurité alimentaire : Le Dékalé à Mtsapéré, Resto Renad à Mamoudzou, Resto plein air à Cavani et Mamie Sara Resto à Dembéni.

Des réouvertures liées à une remise en conformité

François-Xavier Bieuville, prefet de Mayotte, présent lors de l’opération de comités départementaux anti-fraude (CODAF) du 14 avril 2026. (Léo Vignal / JDM)

Les arrêtés préfectoraux récents montrent que la fermeture est le plus souvent temporaire et conditionnée à une remise en conformité. L’établissement reste fermé jusqu’à ce que les services de l’État constatent que les problèmes ont été corrigés.

Les gérants doivent ainsi corriger les manquements constatés, notamment en matière d’hygiène, de stockage des denrées ou d’entretien des locaux, avant de solliciter un nouveau contrôle des services compétents. La fermeture n’est donc pas forcément limitée à une durée fixe : elle reste en vigueur jusqu’à ce que les autorités constatent que toutes les mesures correctives ont bien été réalisées.

Au moment de dresser le bilan de mi-parcours de Kingia, le 29 avril dernier, le préfet François-Xavier Bieuville évoquait avoir réalisé 50 opérations CODAF, notamment contre des marchands de sommeil, des contrôles de commerces, que des opérations ciblant les motos-taxis qu’il qualifie de « taxis mabawas », mais aussi contre les réseaux de prostitution.

Victor Diwisch

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