L’État engage une opération de grande ampleur visant à coordonner les forces de sécurité et les services locaux.

« Kingia » : l’État lance une opération de grande ampleur pour « renforcer la sécurité »

L’État engage une opération de grande ampleur visant à coordonner les forces de sécurité et les services locaux.

La préfecture de Mayotte a annoncé, mardi 7 avril 2026, le lancement d’une opération de sécurité baptisée « Kingia ». Selon le communiqué officiel, elle a pour objectif de « renforcer durablement la sécurité des Mahorais et préserver l’ordre public sur l’ensemble du territoire ».

« Dans la continuité des opérations de sécurité menées quotidiennement par les forces de l’ordre, et à l’instar des opérations « Wambushu » (2023) et « Place nette Mayotte » (2024), l’État engage à Mayotte une opération d’envergure baptisée « Kingia » destinée à renforcer durablement la sécurité des Mahorais et préserver l’ordre public sur l’ensemble du territoire », précise le communiqué.

Le nom de l’opération, Kingia, signifie « protéger » en shimaoré. Elle s’inscrit « dans une stratégie globale visant à garantir la sécurité quotidienne des Mahorais » et cible particulièrement « la lutte contre la délinquance, l’économie informelle et l’habitat insalubre ». 

Pilotée par la préfecture, cette opération mobilise « dès à présent et pour plusieurs semaines, des moyens humains et matériels renforcés » et implique « une coordination accrue entre les forces de sécurité intérieure, les services de l’État et les partenaires locaux ».

Le préfet de Mayotte a convié « les parlementaires mahorais, chacun des maires du territoire ainsi que le président de l’Assemblée de Mayotte et les conseillers de l’Assemblée de Mayotte à participer à une Conférence de sécurité le vendredi 10 avril prochain ». Cette rencontre doit permettre de « présenter les objectifs et modalités de l’opération « Kingia », ainsi que de recueillir les contributions des décideurs locaux ». 

Le communiqué souligne enfin que « avec Kingia, l’État réaffirme son engagement total aux côtés des Mahorais pour renforcer leur sécurité et améliorer durablement leur cadre de vie ». 

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