Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, plusieurs députés ultramarins alertent sur l’absence totale de discussion et de concertation avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, et Amélie de Montchalin, ministre de l’Action et des Comptes publics alors que le budget 2026 prévoit un sérieux coup de rabot pour les Outre-mer.

Budget 2026 : des députés ultramarins demandent une rencontre avec le Premier ministre de toute urgence

Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, plusieurs députés ultramarins alertent sur l’absence totale de discussion et de concertation avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, et Amélie de Montchalin, ministre de l’Action et des Comptes publics alors que le budget 2026 prévoit un sérieux coup de rabot pour les Outre-mer.

Une rencontre avait pourtant été annoncée, il y de cela quelques jours, mais a priori sans suite déplorent les élus. « Cette rencontre aurait été plus que nécessaire étant donné les coupes drastiques opérées dans notre budget et qui servent de variable d’ajustement au budget de l’État, traduisant ainsi le mépris total du Gouvernement pour nos peuples et nos territoires. Que ce soit dans le projet de loi de finances pour 2026, dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, ou dans le budget des Outre-mer pour 2026, entreprises, opérateurs publics, associations, particuliers, tous sont soumis au rabot implacable du Gouvernement, alors que nous subissons toujours des retards structurels tels que l’égalité réelle avec les départements de l’Hexagone est un objectif inaccessible », peut-on lire dans ce courrier adressé au chef du Gouvernement.

Ainsi, 19 milliards d’euros d’impôt et de taxes en plus qui devront être payés par les Français, sans compter la hausse des droits de succession, la taxe sur les tickets restaurant, la baisse du salaire des apprentis, la suppression de l’aide au permis de conduire, ou encore le gel des aides au logement…

Par ailleurs, les Outre-mer seraient également perdants dans ce budget. Ce dernier chute d’environ 628 millions d’euros, soit une baisse de 18% par rapport à 2025. « Cette baisse touche les collectivités et le secteur de l’aménagement du territoire (23%). Le fameux FEI (fonds exceptionnel d’investissement) est divisé par 2. A Mayotte, suite à CHIDO, la reconstruction n’a pas commencé malgré les promesses et les nombreuses visites ministérielles effectuées depuis. Aucune ligne budgétaire claire dans le budget présenté », s’agace la députée Anchya Bamana.

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