Petite-Terre est privée d’eau ce vendredi 29 août après un nouvel incident nocturne à l’usine de dessalement, annonce la SMAE.

Petite-Terre privée d’eau depuis mercredi : l’usine de dessalement enchaîne les pannes

Petite-Terre est privée d’eau ce vendredi 29 août après un nouvel incident nocturne à l’usine de dessalement, annonce la SMAE.

La Société Mahoraise des Eaux (SMAE) annonce ce vendredi 29 août une coupure générale d’eau à Petite-Terre dès 7h30. En cause : un incident survenu à 2h du matin à l’usine de dessalement, réduisant la production à son minimum et entraînant une chute critique des niveaux de réservoirs.

Une succession d’incidents depuis mercredi

La SMAE se veut sobre dans ses mots, mais le constat est brutal : « actuellement, la capacité de production de l’Usine est minimale et les niveaux des réservoirs sont très bas ». Traduction : les gouttes sont rares aux robinets des petits terriens.

L’opérateur assure qu’il n’avait pas d’autre choix que de couper l’eau pour préserver l’alimentation des abonnés dits « prioritaires », au premier rang desquels le Centre hospitalier de Mayotte. La remise en service, elle, se fera au compte-gouttes : entre 14h et 18h pour le secteur 1 (Labattoir Centre, Pamandzi Est, La Vigie Pamandzi), et seulement entre 18h et 20h pour le secteur 2 (Labattoir – Badamiers).

Ce nouvel épisode n’est que la suite d’une longue série. Mercredi 27 août déjà, une casse sur l’adduction principale, combinée à une panne électrique à l’usine de dessalement, avait mis l’île à sec. Le lendemain, rebelote : une nouvelle casse « majeure » plongeait à nouveau Dzaoudzi, La Vigie, Labattoir et Pamandzi Ouest dans la soif, avec une remise en eau parcellaire, tard dans la soirée.

Une crise hydrique chronique

Après trois jours de coupures successives, les habitants de Petite-Terre vivent une situation de plus en plus difficile. Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la fragilité chronique de l’approvisionnement en eau à Mayotte. Depuis 2023, la gravité de la crise a conduit les autorités à instaurer des « tours d’eau » drastiques, toujours en vigueur aujourd’hui.

Mathilde Hangard

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