Suite la réunion du 18 juillet 2025 à la Communauté de communes de Petite-Terre, à l’occasion de la réunion avec la Mission Interministérielle de Reconstruction et de Refondation de Mayotte (MIRRM) en présence du Général Facon, le sénateur Saïd Omar Oili, par ailleurs conseiller communautaire, n’a pas caché son agacement.

Saïd Omar Oili pas convaincu par le rapport sur la Stratégie Quinquennale de refondation de Mayotte

Suite la réunion du 18 juillet 2025 à la Communauté de communes de Petite-Terre, à l’occasion de la réunion avec la Mission Interministérielle de Reconstruction et de Refondation de Mayotte (MIRRM) en présence du Général Facon, le sénateur Saïd Omar Oili, par ailleurs conseiller communautaire, n’a pas caché son agacement.

« Le choix d’organiser un CIOM sur la Stratégie quinquennale sans les élus est une erreur. De surcroît, elle nous oblige, nous les élus à ne pas être tendres avec le document que vous portez, Mon Général », écrit-il d’emblée dans un communiqué.

En effet, pour le sénateur, les mesures présentées dans le rapport ne semblent pas très réalistes « au regard des forces et des faiblesses de ce territoire après Chido ». Il critique notamment la méthode mise en place pour la refondation de Mayotte ainsi que la « rédaction du rapport » dans laquelle le général Facon constate notamment « une gestion inefficiente des collectivités territoriales mahoraises et de leur groupement alors qu’elles n’exercent pas toujours leurs compétences en particulier dans le domaine scolaire ».

Le sénateur piqué au vif s’insurge : « Permettez-moi de vous dire franchement par rapport à cette rédaction : au mieux une maladresse, au pire des propos insultants pour les élus que nous sommes. Alors que vous devez vous appuyer sur les collectivités territoriales pour réaliser votre programme, vous commencez mal ».

Saïd Omar Oili condamne par ailleurs ce qu’il appelle des jugements à l’emporte-pièce : « tout bien d’un côté et tout mauvais de l’autre. Il faut travailler ensemble et dans un respect réciproque ». Le sénateur déplore également l’absence d’instauration d’un comité de suivi dans le chapitre sur la gouvernance du rapport. « J’ai de vrais doutes sur cette gouvernance éclatée », s’inquiète-t-il.

En outre, il regrette de n’avoir à ce jour reçu aucun bilan d’application de la loi d’urgence votée fin février de cette année malgré ses nombreuses demandes. Et assure qu’il va analyser les différentes politiques publiques traitées dans ce rapport, « en mesurant leur cohérence avec le rapport de la mission inter-inspections sur l’évaluation des dégâts après Chido et les dispositions du rapport annexé à la loi ». Car selon lui, « ses premières explorations » mettent en évidence des problèmes de cohérence, « tout particulièrement sur les fonds alloués à la refondation ».

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

« Des difficultés de gestion » : la Chambre régionale des comptes pointe les fragilités du GIPEAM

Créé en 2021 pour répondre à la crise des fonds européens à Mayotte, le GIPEAM a repris une large part de leur gestion. Dans son rapport d'observations définitives, la Chambre régionale des comptes relève des difficultés dans son organisation, ses ressources humaines et son installation à Tsingoni.

Le Tour de Mayotte en pirogue s’est achèvé à M’tsangamouji après 140 km de pagaie

Pendant quatre jours, quatre moniteurs ont parcouru 140 kilomètres autour de Mayotte à la seule force des bras. De Bandraboua à M'tsangamouji, en passant par Bandrélé et Bouéni, cette première édition du Tour de Mayotte en pirogue a mêlé défi sportif, transmission culturelle et sensibilisation des jeunes au monde maritime.

Le Parlement européen valide une exemption au MACF pour les Outre-mer

Le Parlement européen a largement approuvé, ce 15 septembre...

« Il n’y a pas de blocage de conteneurs »: au port de Longoni, les dockers dénoncent l’emploi d’intérimaires

Des rumeurs faisant état de conteneurs bloqués et de navires immobilisés au mouillage circulaient ce mardi 15 septembre, matin à Mayotte. Le syndicat SGTPM-CGT dément tout blocage, mais dénonce un incident impliquant des intérimaires lors du déchargement de 600 véhicules.