Pour analyser les dégâts laissés par le cyclone Chido, l'association Les Naturalistes a organisé deux missions terrain les vendredi 10 et samedi 11 janvier 2025 sur la Réserve Naturelle Nationale de l’îlot Mbouzi. 

Les Naturalistes redonnent ses couleurs à l’îlot Mbouzi post-cyclone

Pour analyser les dégâts laissés par le cyclone Chido, l'association Les Naturalistes a organisé deux missions terrain les vendredi 10 et samedi 11 janvier 2025 sur la Réserve Naturelle Nationale de l’îlot Mbouzi. 

Pendant cet événement climatique majeur, la forêt sèche a été fortement impactée par des rafales, ayant dépassé les 220 km/h. Les experts de l’environnement ont remarqué que « les grands arbres de l’îlot sont tombés » et qu’une grande partie de ces arbres sont « déracinés. »

Le sentier pédagogique de l’îlot MBouzi inaccessible 

À ce stade, le sentier pédagogique établi sur l’îlot pour observer la biodiversité de Mbouzi a été dévasté. Les Naturalistes sont formels : il est actuellement impossible d’accéder au sentier, en raison de la chute d’arbres entiers, de branches et de feuilles, bloquant le passage. De plus, l’ensemble des panneaux pédagogiques et les étiquettes botaniques sont majoritairement détruits. Par ailleurs, pendant la tempête, de nombreux déchets se sont déposés sur l’îlot, représentant un enjeu de pollution majeur.

La flore de l’îlot dévastée par le cyclone

Chido n’a pas épargné la flore de l’îlot Mbouzi, où « d’énormes dégâts » sur les habitats de la flore épiphyte – bryophytes, ptéridophytes et orchidées – s’observent déjà. Après ces deux jours de terrain, les Naturalistes estiment que les baobabs, les albizias, les figuiers, les tamariniers, les manguiers, les badamiers, les kapokiers et l’ébène des Comores, emblématiques de la réserve, font partie des espèces les plus touchées.

Les plages de l’îlot sont désormais presque toutes nettoyées 

Au cours de ces journées, outre la réalisation d’un diagnostic sur les dégâts laissés par le cyclone, l’objectif des Naturalistes consistait à ramasser les déchets sur les plages et nettoyer autant que possible le sentier pédagogique afin de le rendre de nouveau accessible. Après deux jours de travail, 18 adhérents bénévoles de l’association, 5 salariés des Naturalistes de Mayotte, 4 agents de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et 4 agents de la RNN Mbouzi ont permis de ramasser les déchets déposés sur la plage de la léproserie et de dégager 70% du sentier pédagogique (840 m). Aussi, près de 60% des panneaux et étiquettes pédagogiques du sentier ont été remis en fonction. L’association mentionne que d’autres sessions post-Chido seront prochainement organisées sur l’îlot Mbouzi pour terminer le ramassage des déchets sur l’ensemble des plages et rendre le sentier pédagogique totalement accessible et fonctionnel. Reste à savoir, à terme, comment seront gérés ces déchets par les services concernés…

Mathilde Hangard

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