A la suite de la découverte d’un cadavre à Dzoumogné le 08 février dernier, les militaires de la brigade de M'TSAMBORO et de la Brigade de Recherche de Koungou étaient saisis. Identifié comme étant un jeune de 18 ans, le défunt dont l’autopsie a révélé qu'il avait subi de nombreuses blessures par armes contondantes, était décrit par certains comme pouvant être un délinquant.

Les auteurs de la mort d’un jeune de 18 ans le 8 février dernier à Dzoumogné devant la justice

A la suite de la découverte d’un cadavre à Dzoumogné le 08 février dernier, les militaires de la brigade de M'TSAMBORO et de la Brigade de Recherche de Koungou étaient saisis. Identifié comme étant un jeune de 18 ans, le défunt dont l’autopsie a révélé qu'il avait subi de nombreuses blessures par armes contondantes, était décrit par certains comme pouvant être un délinquant.

Les investigations menées par les gendarmes les ont orientées vers un groupe d’individus pouvant s’apparenter à une pseudo milice. Selon les gendarmes, ce groupe effectuerait des expéditions punitives envers les délinquants en étant armé, encagoulé et revêtant des tenues militaires. D’après des témoignages recueillis auprès de la population locale, ce groupe est réputé comme violent provoquant la peur chez les habitants.

Aussi, le 24 juin 2024, une opération judiciaire a été lancée contre ce groupe sur le secteur de Dzoumogné mobilisant 90 gendarmes (enquêteurs, pelotons d’intervention, GIGN, …). De nombreuses armes ainsi que des objets liés aux faits incriminés ont été découverts aux domiciles des personnes perquisitionnées. Sept personnes ont été mise en garde à vue pendant 96 heures, le maximum légal. A l’issue, une information judiciaire a été ouverte et ils ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs », « meurtre ou de tentative de meurtre ». Leur placement en détention provisoire ayant été demandé tant par le parquet que par les juges d’instruction saisis de la procédure.

Selon les auditions, le parquet indique que « il est probable que les membres de cette organisation criminelle pourraient être liés à de nombreux faits de violences n’ayant pas encore été portés à la connaissance de la gendarmerie.  Les personnes ayant pu être victimes ou témoins de faits commis par ce groupe, sont invités à prendre contact avec la gendarmerie la plus proche pour venir y témoigner ou déposer plainte ».

La rédaction

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