La Ligue nationale Contre l'Obésité (LCO) a révélé les données 2024 de l'Observatoire Français d'Épidémiologie de l'Obésité (OFÉO). Pour la première fois, une attention particulière a été mise sur les séniors mais aussi sur les habitants des Outre-mer. Les résultats de cette étude soulignent l'importance de mener des actions immédiates et concertées pour lutter contre cette maladie.

Santé : Les populations ultramarines davantage touchées par l’obésité

La Ligue nationale Contre l'Obésité (LCO) a révélé les données 2024 de l'Observatoire Français d'Épidémiologie de l'Obésité (OFÉO). Pour la première fois, une attention particulière a été mise sur les séniors mais aussi sur les habitants des Outre-mer. Les résultats de cette étude soulignent l'importance de mener des actions immédiates et concertées pour lutter contre cette maladie.

Selon une étude du Global Burden of Disease, l’obésité cause la mort de 2,8 millions de personnes chaque année, soit la cinquième cause de mortalité dans le monde. De plus, une étude majeure publiée par le Lancet révèle une crise mondiale de l’obésité en 2022 avec plus d’un milliard de personnes affectées. En France, l’obésité toucherait près de 10 millions de personnes, soit environ 18,1 % de la population (Étude OFÉO 2024). Pour rappel, en 2020, 30,3 % des adultes en France métropolitaine étaient en situation de surpoids. Cette prévalence a légèrement augmenté en 2024 (30,8 %).

Les DROM-COM au-dessus de la moyenne nationale

L’étude OFÉO permet de souligner les spécificités des régions ultramarines en matière de santé publique. Ainsi, elle révèle que 22,4 % des habitants des DROM-COM sont en situation d’obésité, un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale des adultes métropolitains qui est de 17,9%.

« Cette tendance à l’augmentation de la prévalence de l’obésité dans les DROMCOM indique une crise sanitaire persistante et aggravée. Ces chiffres révèlent aussi des disparités régionales significatives qui nécessitent une attention particulière dans la mise en place de stratégies de santé publique ainsi que des interventions spécifiques pour lutter efficacement contre l’obésité et d’améliorer la santé de ces populations », souligne l’étude. En outre, les disparités socio-économiques exacerbent également les problèmes liés à l’obésité, rendant nécessaire une approche adaptée aux besoins de la population.

Ainsi, cette étude confirme des chiffres élevés pour le surpoids et l’obésité en 2024 avec 48,8 % des Français concernés : 30,7 % en surpoids et 18,1% en obésité, dont plus d’1 million en obésité massive (IMC > 40). Cette étude révèle également l’urgence d’une intervention ciblée en Outre-mer car les chiffres sur la population ultramarine montrent que le problème du surpoids et de l’obésité est particulièrement présent dans les DROM-COM : 51,8 % des habitants sont en surpoids (soit 3 points de plus par rapport au niveau national), dont 22,4 % sont en situation d’obésité.

Les DROM-COM sont suivis de près par les Hauts-de-France où le taux d’obésité s’élève à 22,2 %. Par ailleurs, l’obésité n’épargne ni les séniors, ni les personnes en difficultés économiques : 20,1 % des jeunes seniors (65-69 ans) et 24,7 % des personnes en difficulté économiques.

Un coût pour la société

L’obésité en France représente un coût annuel estimé à 10,6 milliards d’euros. Ce montant comprend les dépenses supportées par l’Assurance Maladie, les organismes complémentaires et les entreprises. Aussi, les principales complications associées à l’obésité, telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires et certains cancers, constituent la majorité des coûts médicaux.

« L’Assurance Maladie prend en charge la plus grande part de ces dépenses, atteignant 8,4 milliards d’euros, principalement pour les soins de ville, les médicaments et les hospitalisations. Les entreprises subissent également des coûts indirects significatifs, notamment en raison des pertes de productivité liées aux arrêts de travail et aux décès prématurés (…). L’urgence consiste donc à renforcer les mesures de prévention et améliorer la prise en charge de l’obésité pour réduire ces coûts économiques et améliorer la santé publique de la population ».

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola

Alors qu’un foyer épidémique d’Ebola a été signalé dans l’est de la République démocratique du Congo le 15 mai dernier, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) anticipe un éventuel cas importé. Dans un territoire sous forte pression sanitaire, l’unique hôpital de l’île renforce ses protocoles, malgré des moyens contraints.

Assemblée plénière : débats sur le camp de Tsoundzou, la fibre et le port de Longoni

Réunie ce mardi 26 mai 2026 dans l’hémicycle Younoussa-Bamana, l’Assemblée départementale de Mayotte a adopté l’ensemble des rapports à l’unanimité, dans une séance dominée par les débats sur le camp de Tsoundzou, la fibre optique et une réorganisation du port de commerce, avec un rapport finalement retiré de l’ordre du jour.

Handicap et emploi : une convention structurante pour l’insertion des personnes en situation de handicap

La convention prévoit le déploiement de "Cap Emploi", de la Ressource Handicap Formation (RHF), d’une feuille de route territoriale ainsi que l’installation d’une antenne locale de l'AGEFIPH, afin de renforcer l’accès à l’emploi et l’accompagnement des personnes en situation de handicap sur le territoire.

Le Festival international de l’image sous-marine célèbre ses 30 ans avec une édition riche en nouveautés

Projections, conférences, village de la mer et spectacle vivant : le Festival international de l’image sous-marine de Mayotte revient du 28 au 31 mai à Mamoudzou et Chirongui pour une 30e édition placée sous le signe de la découverte et de la sensibilisation à la protection des océans.