En ce mardi 12 décembre, jour de la grève nationale contre la réforme de la voie professionnelle, une soixantaine d’enseignants ont manifesté devant le rectorat, en profitant pour faire remonter leurs revendications locales. Insécurité, manque de moyens, classes surchargées, les enseignants tirent pour la énième fois la sonnette d’alarme.

Une soixantaine d’enseignants ont manifesté devant le rectorat

En ce mardi 12 décembre, jour de la grève nationale contre la réforme de la voie professionnelle, une soixantaine d’enseignants ont manifesté devant le rectorat, en profitant pour faire remonter leurs revendications locales. Insécurité, manque de moyens, classes surchargées, les enseignants tirent pour la énième fois la sonnette d’alarme.

L’insécurité était au coeur des préoccupations des manifestants.

Ils étaient une soixantaine d’enseignants à manifester devant le rectorat ce mardi pour protester, d’une part contre la réforme de la voie professionnelle à l’appel du national, mais aussi et surtout pour la plupart, pour protester contre l’insécurité qui rythme leur vie au quotidien ainsi que celle des élèves. Certains lycéens de Bamana et des Lumières s’étaient d’ailleurs joint à cette grève des enseignants pour manifester contre les attaques régulières des bus scolaires dont beaucoup font les frais, perturbant leur scolarité. Avec des pancartes « choc » comme « Je n’ai pas choisi d’en saigner », « métro, boulot, chambo » ou encore le classique mais toujours efficace « Lycées en sous France », les enseignants ont manifester leur « ras-le-bol » face à cette insécurité qui, non seulement ne diminue pas, mais s’accentue au contraire d’année en année rendant le territoire de moins en moins attractif, ce qui a de lourdes conséquences sur la scolarité des élèves. « Elizabeth Borne s’est

Des pancartes « choc » pour traduire le ras-le-bol général des enseignants.

déplacée à Mayotte pour faire les mêmes annonces que d’habitude et donner un chèque au conseil départemental, mais elle ne s’est pas attaquée aux vrais problèmes de l’éducation. Les collègues n’en peuvent plus, cela fait des années que nous demandons une amélioration de nos conditions de travail, pour n’obtenir, comme d’habitude, que quelques miettes », s’agace Bruno Dezile, le secrétaire général de la CGT Educ’action, initiateur du mouvement.

Le peu d’enseignants mobilisés lors des grèves de ces derniers mois traduit, selon lui, davantage un défaitisme face à l’inaction du gouvernement qu’à une résilience. « Beaucoup songent à abandonner le navire », nous confie-t-il, « quant à ceux qui n’ont pas la possibilité de le faire, ils vont continuer à subir ! », déplore-t-il. La CGT espérait

Quelques lycéens se sont joints au mouvement.

être reçue ce mardi après-midi par le rectorat après le conseil de l’éducation nationale qu’elle a décidé de boycotter contrairement aux autres syndicats. « Notre priorité à la CGT est l’amélioration des conditions de travail. Nous considérons que les conditions d’attractivité sont suffisamment remplies, mais il faut à présent donner envie aux gens de rester à Mayotte sur le long terme », a conclu Bruno Dezile.

N.G

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