L’Homme a-t’il influé sur l’axe de rotation de la Terre ?

Décidément, tel l’apprenti sorcier dans le chef-d’oeuvre de Walt Disney intitulé Fantasia, l’Être humain n’a pas fini d’essuyer conséquences de ses actes pour lesquels il n’a (et toujours d’actualité ?!) guère pris le temps d’étudier réellement les tenants et aboutissants en amont. Des conséquences bien souvent fâcheuses ayant un impact plus ou moins direct sur l’équilibre même de la Vie sur Terre. Et niveau équilibre, on n’aurait pu trouver meilleure transition sachant l’officialisation de cette nouvelle manne informative qui, une fois n’est pas coutume, ne fleure pas terriblement bon le positivisme aigu, notamment pour nos générations futures.

Cette étude prouve que l’activité cumulée des 8 milliards de petits êtres humains que nous sommes sur cette planète, composée à 70% d’eau, a effectivement un impact bien conséquent quant à la répartition des eaux de surface due au pompage des eaux souterraines. Si l’on continue ainsi, on pourra réellement se poser de savoir où le Nord se situera dans quelques décennies…

Etudier le phénomène en profondeur

Un peu à l’image d’un camion citerne qu’on ne remplirait pas pleinement, le ballant allié au poids du liquide contenu auront forcément une incidence sur l’équilibre même du véhicule, d’autant plus dans les virages. Il en va de même pour notre bonne vieille planète bleue qui, manifestement, d’année en année tend à s’incliner. Cela peut faire ironiquement sourire au regard de notre désert hydrique mahorais actuel et de notre crise de l’eau mais les faits sont pourtant bien là, avec leur lot de dommages collatéraux.

Initialement perçu comme une prouesse humaine, faire pousser du vert au milieu du désert semble légitimement discutable de nos jours…

En effet, à la recherche désespérée et profonde de cet or liquide et transparent, source même de la vie, l’Homme aurait tout bonnement contribué à déplacer les position et angle initiaux des respectifs axes polaires. Plus précisément, un déplacement de près de 80 centimètres, sur la période étudiée de 1993 à 2010, du Pôle Nord en direction de l’Est. Et comment ? Et bien en pompant intensivement plus de 2 000 milliards de tonnes d’eau en provenance des réservoirs souterrains terrestres. Ces pompages sont dûs en grande partie à l’irrigation dans les régions chaudes de l’Ouest Américain et du Nord-Ouest de l’Inde.

(Nasa®)

Les conséquences ?

Comme tout chamboulement à effet domino, elles sont nombreuses mais nous nous arrêterons sur les 2 directement flagrantes. Pour revenir à notre approche illustrée, imaginez des brochettes positionnées uniformément à bonne auteur sur la grille de votre barbecue. Cuisson homogène ni trop lente, ni trop rapide. Maintenant, si j’incline cette même grille vers l’avant, les têtes de mes brochettes risquent littéralement de cramer alors que la base se voudra encore froide… Vous voyez où nous voulons en venir. Et du côté de la seconde conséquence notable, il s’agit d’une élévation du niveau de la mer de 6,24 millimètres. Alors 6,24 millimètres en 7 ans, c’est pas grand chose, certes, mais lorsque cela est évalué à échelle des océans et cumulé avec la montée des eaux que l’on croyait initialement (et uniquement) due au réchauffement climatique et sa fonte des glaces, on comprend tout de même pourquoi il serait urgemment sain que les pays réalisent que chacune de leurs actions, sur et sous-terre désormais, ont un impact environnemental sur d’autres nations et qu’au final, on est tous dans le même bateau à la coque manifestement percée !

À un moment donné, même les Shadoks® ont arrêté de pomper…

MLG

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