C’est durant ce week-end prolongé, au centre même du village d’Ongojou, que la Fondation ÔLEMI a officiellement inauguré son nouveau kiosque ainsi que son programme Mayotte VTT.

Ongojou, point de départ des rando VTT

C’est durant ce week-end prolongé, au centre même du village d’Ongojou, que la Fondation ÔLEMI a officiellement inauguré son nouveau kiosque ainsi que son programme Mayotte VTT.

C’est sur la place centrale, en plein coeur du village, qu’est venu se poser le sympathique kiosque de la Fondation ÔLEMI. Véritable point de rassemblement intergénérationnel, ce lieu se veut dédié aux échanges, aux activités manuelles, aux jeux de société et offre même une petite restauration de type snacking pour le café du matin et le jus frais de fin journée. En somme, un lieu de vie, de cohésion et de dynamisme en une localité qui, soyons honnêtes, n’incarne guère dans l’immédiat la capitale de l’attractive animation ! Et c’est bien parce que ce genre d’initiatives marche qu’il faut souligner son importance, surtout en notre territoire où il est important d’occuper sainement les jeunes générations. Et l’association ne s’arrête pas là…

Derniers réglages avant de parcourir les sentiers hors piste mahorais
(®DR)

Le VTT comme outil de rencontre et découverte Nature

Du matériel de pro tout neuf à disposition de l’association pour en faire profiter le plus grand nombre

C’est dans le cadre d’un appel à projets Nature que l’association d’utilité sociale de type ESS*, a pu obtenir, de la part de la Drajes, les subventions nécessaires afin de développer un projet qui lui tient à coeur autour du village d’Ongojou et du riche patrimoine verdoyant qui l’entoure. Un projet sportif qui en est à ses prémices et qui permettra d’offrir, d’ici peu, des randonnées tout terrain. 

Sur réservation, les week-ends ou dans le cadre d’événements groupés en semaine, Mayotte VTT, armé déjà de 6 vélos flambant neufs, propose 3 niveaux de parcours encadrés allant de débutant à expert. Les encadrants justement, au nombre de 2 dans un premier temps, se veulent être recrutés par la fondation, parmi leurs jeunes locaux adhérents, et formés par la direction de tourisme de la Cadema sous l’intitulé de guide randonné. Par cette action d’ouverture, le village rattaché à la juridiction de Dembéni, et limitrophe de la région centre-ouest, souhaite se mettre en lumière autre qu’une approche décentralisée et traversière. « Notre but est de continuer à développer ces activés environnementales, afin que l’échange et la mixité contribuent à changer les rapports et à faire évoluer dans le bon sens l’énergie de notre village, de notre jeunesse et de Mayotte » nous confie Illiassa Hamouza, président de la fondation ÔLEMI.

Illiassa Hamouza et Myriam Hamouza, respectivement président et directrice de la fondation ÔLEMI

Un village qui s’auto-dynamise de manière, au final, très familiale et pour lequel la Communauté d’agglomération de Dembéni-Mamoudzou appuie aussi sa facilité d’accès dans le cadre de son projet Caribus et sa desserte de parcours : « Comme d’autres villages mahorais, c’est souvent à travers une actualité plutôt sombre qu’on parle de ces lieux qui méritent amplement d’être mis en valeurs tout comme leurs respectifs habitants. Rendre accessibles ces villages est aussi une de nos priorités. Les gens sont demandeurs et ça se sent » nous indique Ludovic Mihai, directeur mobilité Cadema.

Ludovic Mihai, Cadema

Des gens demandeurs et des jeunes acteurs devenant indirectement ambassadeurs de leur localité au regard d’une méconnaissance certaine des terrains de jeu environnants, encore sauvages et préservés. Tout l’équipement de sécurité adéquate du parfait vététiste (d’un jour ou d’une vie) est mis à disposition pour partir à la découverte de ces beaux sentiers tropicaux.

ÔLEMI, au coeur du village, des échanges et des valeurs 

Créée en novembre 2021, cette association est devenue, en l’espace de très peu de temps, une sorte de maison du bonheur pour les jeunes et moins jeunes qui la fréquentent. Offrant un espace de vie extérieur, au moyen de tables, d’assises, de jeux et d’animations qui se greffent autour, les activités proposées se tournent également sur le sport s’associant à des structures associatives extérieures telles que le football encore le rugby à venir.

Bacar Farouk, responsable de la gestion du kiosque

Véritables grands frères dans l’âme, la fondation compte 6 bénévoles et 2 membres permanents comme Bacar Farouk, présent depuis le début de l’aventure : « Avant, notre kiosque était plus loin mais du coup, moins visible. Ce nouvel emplacement permet aussi aux personnes âgées de venir le soir discuter. Les générations se rencontrent plus facilement et cela aide à apaiser le climat car il y a des choses à faire. Ça partage, ça joue et ça échange ». Une ambiance un peu de salon de thé populaire où la quiétude matinale peut être appréciée au kiosque dès 6h et ce, durant toute la matinée ou bien la sympathique émulation d’avant soirée entre 16h et 21h. « C’était un volonté de la Mairie de centraliser ce lieu de vie ici, cela offre une meilleure accessibilité et quelque part, une forme de sécurité pour tous. On a besoin d’occuper les enfants et ce genre d’actions y contribue fortement » souligne Miradji Madi, conseiller municipal, présent à cette symbolique et festive inauguration.

Paisible émulation de fin de journée sur la place du village où chacun s’occupe à jouer (®DR)
Miradji Madi

Une inauguration à l’image de sa fondation : simple, rassembleuse, généreuse mais surtout, 100% Ongojou. C’est au rythme des chants, percutions et cordes traditionnelles que le petit village de la vallée a raisonné sous les applaudissements d’un public de tous âges, ayant massivement répondu présent. Une sorte de réconfortante accalmie et de parenthèse enchantée au regard de l’actualité.

Alors, à tous les amateurs de café crêpe ou croissant, de jeux de dames, de mraha ou bien d’échanges enrichissants, à tous ceux qui ont envie de découvrir les vallons de Ongojou-Tsararano dans le cadre d’une formule VTT-voulé, n’hésitez pas à appeler l’association ou bien même à vous arrêter, ne serait-ce que par imprégnation ou saine curiosité; vous y découvrirez à coup sûr encore un tout autre visage mahorais.

 

MLG

 

infos et contact : Fondation ÔLEMI

Une pose gourmande ou un moment de partage et de jeu, les ingrédients simples du concept ÔLEMI
Mifta et Bokelo envoutant les spectateurs présents au sein de leurs Gaboussi et MKayamba
Fatima Ousseni, habitante de Ongojou : « On a besoin de lieux comme ça pour se retrouver ensemble. Ça occupe les enfants et c’est rassurant aussi pour nous les parents »

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