Dans le cadre de l’audition par la commission des lois du Sénat du  Directeur général de la Police nationale ce 28 septembre, le sénateur Thani Mohamed Soilihi l’interpellait sur les mesures à prendre pour faire évoluer la situation insécuritaire à Mayotte.

Le Directeur général de la police nationale interpellé par le sénateur Thani sur un commissariat à Koungou

Dans le cadre de l’audition par la commission des lois du Sénat du  Directeur général de la Police nationale ce 28 septembre, le sénateur Thani Mohamed Soilihi l’interpellait sur les mesures à prendre pour faire évoluer la situation insécuritaire à Mayotte.

Les trois questions réservées par le sénateur mahorais au DGPN ne concernait que la zone police, donc le Grand Mamoudzou. Les réponses furent lapidaires.

Sur un bilan nécessaire de la mise en place il y a deux ans d’une direction territoriale de la Police nationale à Mayotte, dirigée par Laurent Simonin, en Guyane et en Polynésie, le DGPN Frédéric Veaux (un homonyme de notre ancien préfet) répondait que cette organisation permettait de déplacer les effectifs entre la Police aux frontières et l’ordre public, « ça nous donne une capacité de jouer entre les forces selon que les questions sont migratoires ou d’ordre publique ».

En terme de bilan de la Compagnie départementale d’Intervention (CDI) mise en place il y a 4 ans pour appuyer les forces de l’ordre, « elle est en place et fonctionne », commentait-il.

Le sujet qui devient de plus en plus pressant, est celui de la mise en place d’un commissariat à Koungou. Interrogé à ce sujet lors de sa visite à Mayotte en août 2021, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, bottait en touche, « le maire l’a demandé, nous allons l’étudier, mais il faut réfléchir aux frais de déménagement et voir s’il ne serait pas plus productif en les allouant à des moyens supplémentaires ».

La commission des lois du Sénat auditionnait Frédéric Veaux

Thani Mohamed en remettait une couche face au DGPN, « la commune de Koungou atteint les 30.000 habitants, tout comme les deux communes de Petite Terre réunies, un commissariat permettrait de mieux répondre aux violences commises dans les zones urbaines ».

A la différence des brigades de gendarmerie qui ferment vers 18h pour celle de Koungou, un commissariat est ouvert 24h sur 24, un plus dans les zones où sévissent des agressions comme Koungou ou Petite Terre et qui commencent à s’urbaniser. Si la configuration en brigades de gendarmerie colle à la réalité des zones rurales, comme dans le sud de l’île, un commissariat aux unités rapides permettrait d’optimiser les interventions à Koungou, surtout que la brigade de gendarmerie est à la périphérie de la commune. Son bâtiment sis prés du rond-point Jumbo est d’ailleurs à cheval sur la commune de Mamoudzou. Et la prochaine brigade est à Mtsamboro, laissant une grande portion de route vierge en nocturne.

Une demande portée par l’ensemble de la population, mais que ne commentera pas Frédéric Veaux, « c’est une décision qui relève du gouvernement », répondra-t-il au sénateur.

A.P-L.

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