Le nouveau gouvernement d’Elisabeth Borne a été dévoilé ce lundi 4 juillet par un communiqué de l’Elysée. L’outre-mer est absorbé dans le ministère de l’intérieur, comme une réponse sécuritaire au défi de ces territoires.

Le ministère de l’Intérieur reprend le portefeuille des outre-mer

Le nouveau gouvernement d’Elisabeth Borne a été dévoilé ce lundi 4 juillet par un communiqué de l’Elysée. L’outre-mer est absorbé dans le ministère de l’intérieur, comme une réponse sécuritaire au défi de ces territoires.

Alors que l’ex-ministre des Outre-mer Yaël Braun-Pivet a été élue la semaine dernière au perchoir de l’Assemblée nationale, le poste laissé vacant ne retrouve pas de repreneur à part entière. Si l’ancien préfet et énarque Jean-François Carenco est nommé ministre délégué en charge des Outre-mer, c’est sous tutelle du ministère de l’Intérieur.

C’est l’actuel ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui hérite des prérogatives du ministère des Outre-mer en plus du portefeuille déjà constitué du ministère de l’Intérieur. C’est inédit. Comme une réponse au vote vers les extrêmes des départements  ultra marins à la présidentielle et  aux  législatives.

C’est un ministre qui connaît bien Mayotte qui reprend les outre-mer, pour s’y être rendu en août 2021 en compagnie de son comparse, l’ancien ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu. Il aura donc pu toucher du doigt les deux fonctions.

C’est le moment de lui rappeler ses engagements et d’en tirer un premier bilan. L’arrivée de forces de l’ordre, 40, dont 13 gendarmes et 27 policiers, dont on sait qu’ils sont toujours en nombre insuffisant sur un département dont la majeure partie de la population est mineure.

Le déblocage d’un million d’euros chaque année en caméras de vidéo surveillance pour équiper les collectivités. Il avait appelé les parents à un sursaut de parentalité pour contrer la délinquance juvénile, « les parents doivent s’occuper de leurs enfants.”

Sur le chapitre de la lutte contre l’immigration clandestine, le ministre avait annoncé 4 millions d’euros pour la surveillance aérienne des frontières “dès l’année prochaine”, donc 2022, ainsi que deux intercepteurs supplémentaires.

Une partie de ces annonces devait être reprise par le projet de loi Mayotte, qui n’avait pas abouti, en raison d’un veto unanime des élus de Mayotte.

La rédaction

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Paludisme à Mayotte : malgré la flambée des cas, aucun traitement préventif généralisé n’est recommandé à ce stade

En un mois, plus de la moitié des cas recensés depuis le début de l’année ont été enregistrés sur l’île. Les autorités sanitaires alertent sur une reprise locale de la transmission, notamment dans le sud de l’île.

À Rennes, l’inquiétude grandit après la disparition d’un adolescente d’origine mahoraise

Alors qu'elle ne donne plus de nouvelles depuis le mercredi 27 mai au matin, Layanna, une jeune Mahoraise vivant près de Rennes, est activement recherchée par sa famille et les autorités. Depuis, un appel à témoins circule massivement sur les réseaux sociaux.

L’Association Soafianatra organise une journée spéciale pour la fête des mères

Cette journée sera placée sous le signe du sport, de la gastronomie et de la littérature, le 30 mai 2026 à la plage du Faré, en Petite Terre.

Mamoudzou sécurise plusieurs financements pour le front de mer, l’assainissement et ses stades

La Ville de Mamoudzou et la Cadema ont signé mercredi 27 mai plusieurs conventions avec l’Agence française de développement, avec à la clé des financements pour le front de mer, l’assainissement non collectif et la reprise du chantier du stade de Tsoundzou.