Le Polé flambant neuf est arrivé en grande pompe ce vendredi de Maurice et a eu droit aux honneurs du 1er vice-président du conseil départemental. C’est le tour du Karihani maintenant de se refaire une beauté, et c’est même un lifting complet qui l’attend.

« Maman, les p’tites barges qui vont sur l’eau… »

Le Polé flambant neuf est arrivé en grande pompe ce vendredi de Maurice et a eu droit aux honneurs du 1er vice-président du conseil départemental. C’est le tour du Karihani maintenant de se refaire une beauté, et c’est même un lifting complet qui l’attend.

A voir le Karihani glisser fidèlement derrière le remorqueur de Bolluda, on se dit que ça a tout d’une promenade de santé pour l’amphidrome qui prend l’air en s’offrant un petit voyage en arrêt technique aux chantiers CNOI de l’île Maurice. En réalité il faut passer le capricieux Cap d’Ambre, à la pointe Nord de Madagascar, qui peut receler dans le sens Ouest-Nord, quelques surprises désagréables. Sa date d’arrivée est donc évaluée en plus ou moins 2 jours, ce vendredi, ou dimanche s’il faut affronter houle et vents.

Deux jours avant, c’est son « sister ship », son jumeau le Polé, qui revenait de cette cure de jouvence à Maurice. Avec des petites adaptations de remise à niveau liées au rodage des nouveaux moteurs qui ont pu laisser croire ce week-end à des caprices de star du nouvellement rentré.

Polé, le retour, fraichement repeint

Les toilettes condamnés

Car le Polé a subi une révision poussée, comme nous l’explique Jean-Luc Devachi, directeur technique au STM : « Comme vous l’avez déjà écrit, l’arrêt technique de ces navires ne peut pas s’effectuer à Mayotte faute de capacité de la cale sèche. Nous avons donc rentabilisé le déplacement à Maurice. En plus de l’arrêt technique obligatoire dans le cadre de la classification quinquennale, nous avons remotorisé entièrement l’amphidrome. Les 4 moteurs ont été remplacés après 5 ans d’activité, ce n’était pas obligatoire, mais ils arrivaient à 30.000 heures ».

L’opération est budgétisée puisque intégrée dans le marché public, elle se monte à un peu moins de 3 millions d’euros pour les deux navires, « c’est environ 15% du prix du bateau neuf ». Une fois la vidange des 50 heures effectuée, le Polé a pu reprendre ses rotations entre Petite et Grande Terre. C’est désormais au Karihani de suivre le même chemin.

Nous avons interrogé le directeur technique sur une forte demande des habitants, l’installation de toilettes à bord : « Nous en avons 10, dont un pour les personnes à mobilité réduite. Ce WC reste ouvert, mais le personnel va de nouveau devoir condamner les autres, en raison de dégradations. Depuis son arrivée vendredi, on nous a déjà volé des douchettes ».

Le Karihani devrait revenir dans nos eaux la semaine du 18 juillet, avec là encore, une petite semaine de rodage à prévoir.

Anne Perzo-Lafond

 

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