Le président malgache, « ami personnel » du dirigeant bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, dit vouloir promouvoir et développer « la coopération sud-sud » dans un élan de financements des projets triangulaires. La Grande Ile, confrontée à de sérieux soucis budgétaires, s’est lancée dans un vaste et ambitieux programme de développement qui avance à petits pas faute de financements conséquents. Les autorités malgaches souhaitent tripler leur PIB d’ici à six ans dans le cadre du plan « Vision Madagascar 2030 ».

Andry Rajoelina en Guinée-Bissau pour resserrer les liens de coopération

Le président malgache, « ami personnel » du dirigeant bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, dit vouloir promouvoir et développer « la coopération sud-sud » dans un élan de financements des projets triangulaires. La Grande Ile, confrontée à de sérieux soucis budgétaires, s’est lancée dans un vaste et ambitieux programme de développement qui avance à petits pas faute de financements conséquents. Les autorités malgaches souhaitent tripler leur PIB d’ici à six ans dans le cadre du plan « Vision Madagascar 2030 ».

Le chef de l’Etat malgache effectue « une visite d’Etat » en Guinée-Bissau depuis ce mardi 30 juillet. Andry Rajoelina a eu droit à tous les honneurs à son arrivée dans la capitale bissau-guinéenne. Accueilli à l’aéroport par le ministre des Affaires étrangères, Carlos Pinto Pereira, le président malgache entame des discussions de haut niveau avec son homologue Umaro Sissoco Embaló avec qui, il a tissé des liens amicaux forts, comme le rapportent les médias de la Grande Ile.

Une nouvelle approche de coopération

« Le locataire d’Iavoloha a atterri hier après-midi à l’aéroport international Osvaldo Vieira de Bissau, capitale de la Guinée-Bissau. Il entame ainsi la première des deux visites d’État au programme de son roadshow en Afrique de l’Ouest. Andry Rajoelina est le premier président malgache à effectuer une visite d’État en Guinée-Bissau », souligne L’Express de Madagascar qui loue les festivités organisées par le pays hôte pour accueillir le numéro un malgache. « À la sortie de l’aéroport international Osvaldo Vieira, une grande banderole affiche en grand les photos du président malgache et de son homologue bissau-guinéen, annonçant en gras la visite d’État », ajoute encore le média.

Le dirigeant malgache après sa descente d’avion, hier mardi 30 juillet

Au programme pendant trois jours : visites dans des lieux historiques et signature d’un accord de coopération. En marge de cette visite « un accord de coopération sera signé entre les deux nations », annonce le communiqué de la présidence de la République. Andry Rajoelina s’est illustré ces dernières années par son discours sans filtres et ses aspirations inavouées d’établir des connexions avec des organisations et mouvements panafricains. La présidence malgache en a d’ailleurs fait allusion lorsqu’elle précise dans un communiqué que « ce déplacement témoigne de l’engagement du président Andry Rajoelina à consolider les initiatives de coopération et de développement sud-sud à travers le panafricanisme pour lequel il s’est toujours présenté comme ambassadeur ».

Un échange des savoir-faire pour capitaliser les ressources naturelles

Avec cette visite, le dirigeant malgache dit vouloir promouvoir et développer « la coopération sud-sud » dans un élan de financements des projets triangulaires dans d’autres cieux. La Guinée-Bissau, riche en ressources naturelles, pourrait jouer un rôle de locomotive de développement comme le rapporte Madagascar Tribune. « Une coopération avec la Guinée-Bissau pourrait par ailleurs sortir un peu Madagascar de son concon tissé par les organisations des pays de l’Afrique de l’Est et du Sud, ainsi que la coopération régionale de l’océan Indien, à savoir COMESA, SADC et la COI qui n’ont pas vraiment profité à la Grande île », explique brièvement le media.

La Grande Ile, elle aussi riche en ressources, souhaite mettre à profit l’expertise bissau-guinéenne pour tirer avantages avec la perspective de « stimuler nos économies et offrir de nouvelles opportunités aux entreprises », selon un officiel malgache, cité par Madagascar Tribune qui ajoute que « Des séminaires et des programmes de formation pourraient être mis en place pour partager des techniques sur des cultures adaptées, ce qui pourrait considérablement améliorer la productivité agricole et la sécurité alimentaire dans les deux pays ». La Grande île est aujourd’hui déterminée plus que jamais à mettre en œuvre les différents programmes contenus dans le plan « Vision Madagascar 2030 » qui souffre encore de financements conséquents.

A.S.Kemba

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