Du bleu, du blanc, du rouge, mais surtout beaucoup de références à Mayotte. Vendredi 29 mai, la collectivité départementale a dévoilé l’apparence des futurs bus du réseau M’safara, mis en circulation il y a tout juste une semaine sur quatre lignes à travers l’île. Pour l’instant, le service fonctionne encore avec des véhicules temporaires, le temps pour l’exploitant (Transdev) de compléter son équipement, mais les premiers modèles floqués commencent déjà à apparaître.
Des couleurs inspirées de Mayotte

Sur les carrosseries, plusieurs symboles bien connus des Mahorais ont été intégrés au design : une barge, un maki, la course de pneus, un baobab ou encore la fleur d’ylang-ylang. Des éléments choisis pour rappeler l’identité de l’île, avec un habillage dominé par le rouge et accompagné des couleurs du drapeau français.
Ali Omar, troisième vice-président en charge des Transports, explique que le choix des couleurs s’est imposé presque naturellement. « Ce sont les couleurs de Mayotte. On retrouve le rouge, le blanc, le bleu, les couleurs du Département mais aussi celles de la République. On n’a pas eu besoin de beaucoup réfléchir parce que c’était évident pour nous de partir sur ces symboles-là ». Il ajoute : « C’est une fierté pour nous cette coïncidence avec les couleurs du drapeau français ».
Selon lui, ce choix s’inscrit aussi dans une forme d’héritage culturel porté depuis plusieurs générations sur l’île. « Ce sont des symboles qui ont été portés par nos aïeux, choisis par le feu Bamana et ses compagnons. Donc héritage culturel oblige », confie le troisième vice-président.
Des bus pensés aussi pour les voyageurs

Au-delà de l’aspect visuel, les futurs bus doivent aussi répondre à des besoins plus pratiques. Les nouveaux modèles permettront notamment aux voyageurs de transporter des bagages, un point important pour les usagers qui effectuent régulièrement de longs trajets entre communes.
Sur le terrain, le réseau continue de se mettre en place progressivement. Depuis son lancement le 22 mai, quatre lignes sont actuellement en service, mais le Département-Région prévoit d’étendre le dispositif dans les prochains mois pour atteindre huit lignes au total.
Du côté de la fréquentation, les premiers retours sont jugés « encourageant » par la collectivité. « Les bus sont bondés, il y a beaucoup de monde et ça justifie complètement le projet », affirme Ali Omar, qui parle d’un démarrage « très positif ». Jusqu’à présent, les trajets étaient gratuits pour accompagner le lancement du service, mais les premiers paiements doivent commencer dès ce lundi. Les élus espèrent maintenant que les habitants continueront à utiliser le réseau une fois la phase de découverte terminée.
Des recrutements encore en cours

Pour accompagner cette montée en puissance, des recrutements sont également en cours. Plus d’une dizaine sont déjà mobilisés pour assurer les premières rotations, mais les effectifs doivent encore évoluer avec l’ouverture des nouvelles lignes. Le Département-Région prévoit aussi de renforcer les équipes de contrôle avec, à terme, plus d’une vingtaine de contrôleurs répartis sur le réseau.
La collectivité dit encore être dans une phase d’ajustement. « Pour le moment nous montons en compétence… nous sommes en train de recruter, d’évaluer combien de personnes exactement nous allons pouvoir mobiliser pour qu’on puisse fonctionner de façon optimale », indique-t-il.
Selon le vice-président Ali Omar, au mois d’août prochain, l’ensemble du réseau de bus M’safara sera prêt pour un fonctionnement optimum.
Shanyce MATHIAS ALI.


