Pour protéger la faune et la flore uniques des territoires ultramarins, l’Office français de la biodiversité (OFB) mobilise chaque année des acteurs locaux avec des financements ciblés et adaptés à leurs besoins. Cette année encore, les porteurs de projets ont jusqu’au 14 avril 2026 pour candidater.
Une initiative pour renforcer la protection de la biodiversité ultramarine
L’Office français de la biodiversité a annoncé l’ouverture de sa campagne annuelle de financements de micro-projets dans le cadre du programme Terres et Mers Ultramarines (TeMeUm). Selon le communiqué de presse de l’OFB, cette campagne vise « à soutenir la montée en capacité des acteurs de la protection et de la restauration de la biodiversité des territoires ultramarins au travers de la mise en œuvre d’actions concrètes ». Depuis 2010, TeMeUm a financé plus de 420 micro-projets en Outre-mer, avec des subventions allant de quelques milliers d’euros à 20.000 euros.
Le dispositif cible « les associations, les petites collectivités, et les gestionnaires d’espaces naturels (sauf structures privées) ultramarins » et permet aux petites structures d’accéder facilement à de petits financements. La campagne s’organise en trois dispositifs : Tremplin, Coopération et Compagnonnages, chacun adapté à des besoins spécifiques des acteurs locaux.
Trois dispositifs pour des projets diversifiés

Le communiqué précise que le dispositif Tremplin « soutient des micro-projets opérationnels de protection et de restauration de la biodiversité » et priorise les premières expériences ou les projets pilotes. En 2025, les lauréats incluent le Club Nautique de Saint-Pierre-et-Miquelon, le GRAINE Guyane et l’association polynésienne TUIHANA, dont le projet vise à « limiter le piétinement de la flore endémique du plateau de Te Mehani rahi, sur l’île de Raiatea, en canalisant le flux touristique par la création d’un sentier botanique ».
Le dispositif Coopération permet « de renforcer les capacités techniques des acteurs ultramarins » par des actions collaboratives, avec une subvention maximale de 20.000 euros. L’appel à compagnonnages offre « une alternative pour se former sur un domaine spécifique » avec un financement couvrant les frais jusqu’à 5.000 euros. Parmi les projets soutenus en 2025 figurent le GRPFOI à Mayotte et le Parc Naturel de la Mer de Corail, qui ont bénéficié de cette aide pour former leurs agents sur des techniques spécialisées de protection de la faune et de la flore.
Le communiqué rappelle que les candidatures sont simplifiées et dématérialisées, et que les dossiers sont évalués par « des jurys locaux composés d’acteurs de la préservation de la biodiversité de chaque territoire ». L’aide financière couvre jusqu’à 80 % du budget et la subvention est versée en une fois au lancement du projet. Les formulaires sont accessibles sur Démarches Simplifiées jusqu’au 14 avril 2026.


