L’édition 2026 des « Outre-mer aux avant-postes », qui a eu lieu le 29 janvier dernier à Paris, a été l’occasion de faire le point sur les enjeux actuels des territoires ultramarins, leur rapport avec l’Hexagone, et plus largement avec la République française.

« Les candidats à la présidentielle devront se prononcer sur la place qu’ils veulent donner aux Outre-mer »

L’édition 2026 des « Outre-mer aux avant-postes », qui a eu lieu le 29 janvier dernier à Paris, a été l’occasion de faire le point sur les enjeux actuels des territoires ultramarins, leur rapport avec l’Hexagone, et plus largement avec la République française.

Invitée en ouverture de l’événement, Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, a tenu à souligner que les territoires ultramarins sont au cœur des enjeux de la souveraineté française dans le monde. Pour elle, les candidats à la prochaine élection présidentielle de 2027 « devront impérativement se prononcer sur la place qu’ils veulent donner aux Outre-mer » (…) « Les grandes réformes structurelles verront probablement le jour après 2027. Mais il faut les préparer et les discuter. Elles ont leur place dans le débat de la présidentielle », a-t-elle déclaré.

« On ne peut dire que la France est la deuxième puissance maritime au monde sans parler des Outre-mer, sinon on est un pays continental comme un autre. On ne peut dire que les Outre-mer sont aux avant-postes, qu’ils constituent une puissance pour nous, et escamoter le sujet ».

Pour Naïma Moutchou, Il est essentiel que les politiques publiques françaises se projettent et soient mises en œuvre en tenant pleinement compte des Outre-mer. Et que les Français se pensent et se définissent en incluant les Outre-mer comme faisant part de leur identité. « Les Outre-mer doivent entrer dans la conscience commune », a-t-elle souligné.

Lors de cet événement, la ministre a notamment abordé la question de Mayotte en évoquant le plan de 4 milliards d’euros qui doit être mis en œuvre sur la période 2024-20230 ; mais aussi la question du pouvoir d’achat dans les territoires ultramarins, qui est « cruciale et sur laquelle il ne fait pas décevoir » en rappelant les propositions complémentaires qui ont été formulées par rapport au projet de loi en cours.

Enfin, elle a insisté sur le fait qu’il faut investir sur tous les plans pour organiser et assurer « la souveraineté de nos territoires, qui est non-négociable ».

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