Dans un communiqué, la FCPE de Mayotte s’inquiète de la lente évolution de la situation des écoles du territoire et insiste sur le fait que la reconstruction reste difficile un an après le passage du cyclone Chido.

Un an après Chido la FCPE exige un bilan précis et transparent des moyens engagés

Dans un communiqué, la FCPE de Mayotte s’inquiète de la lente évolution de la situation des écoles du territoire et insiste sur le fait que la reconstruction reste difficile un an après le passage du cyclone Chido.

« Un tiers des écoles sont seulement reconstruites ou permettent la reprise partielle des cours et cela vient aggraver une situation déjà précaire de certaines écoles où l’accès à l’éducation était déjà difficile. Les conséquences du cyclone amplifient ainsi les besoins déjà criants de ce territoire abandonné par la République », s’alarme la fédération dans le communiqué.

Dans ce contexte de crise, la FCPE rappelle que le droit à l’éducation doit être préservé pour toutes et tous, sans exception et « quoi qu’il en coûte ». « Il est impératif que chaque élève puisse retrouver un environnement scolaire sûr et adapté à ses besoins et que la maltraitance institutionnelle en cours n’organise pas le décrochage scolaire d’une génération d’enfants qui attendent tout de l’école publique et de la promesse républicaine de liberté, égalité, fraternité ».

Parce qu’aujourd’hui la situation a très peu évolué, la fédération des conseils de parents d’élèves décide d’interpeller les députés et les sénateurs afin qu’ils engagent la responsabilité nationale face à ce que la fédération considère comme « une rupture d’égalité des droits ».

« La FCPE exige un bilan précis et transparent des moyens engagés, des calendriers annoncés et des résultats réellement obtenus. Elle réclame par ailleurs la mise en œuvre d’un véritable plan d’urgence comme cela serait le cas dans tout autre territoire qui ne verrait plus à ce jour les stigmates de cette catastrophe ».

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