À l’occasion de la réunion du Comité de suivi de la ressource en eau (CSRE) qui s’est tenue ce mercredi, un état des lieux de la saison des pluies qui s’achève et de la situation des ressources en eau destinées à l’alimentation en eau potable a été fait et « Malgré des précipitations proches de la normale, la saison enregistre un déficit global de 10 %, dans un contexte de deuxième année consécutive déficitaire. Cette situation n’a pas permis une recharge complète des ressources. Le déficit est particulièrement marqué sur le secteur de Dzoumogné (-20 %), où la retenue collinaire n’a atteint que 70 % de sa capacité, soit un manque estimé à 500.000 m3 pour couvrir la prochaine saison sèche. Cette ressource ne pourra plus être reconstituée avant le retour de la prochaine saison des pluies. Ce déficit ne peut pas être compensé par d’autres moyens ou ressources disponibles », indique la préfecture dans un communiqué.
Selon les services de l’État, dans ces conditions, et sans évolution du mode actuel d’alimentation en eau, les deux retenues pourraient être entièrement vides avant la fin de l’année 2026, compromettant l’alimentation en eau potable, y compris dans le cadre des tours d’eau actuellement en vigueur. Si la situation demeure moins critique que celle connue en 2023, la hausse continue des besoins en eau de la population au cours des trois dernières années accentue fortement la pression sur la ressource.
La population invitée à se préparer à une nouvelle crise hydrique dès à présent
Le syndicat LEMA et son délégataire, la SMAE, ont proposé un plan d’actions visant à la maîtrise des consommations en eau, ainsi qu’un principe de renforcement des tours d’eau. Le CSRE a pris acte du besoin de renforcer les tours d’eau dans les prochaines semaines, et ce jusqu’au retour de pluies significatives lors de la prochaine saison des pluies.
Les modalités de ce renforcement (durée des coupures et date de mise en place) seront communiquées par le syndicat dès que les ressources et stocks en eau seront arrêtés définitivement pour la saison sèche.
La population, ainsi que l’ensemble des activités administratives et économiques (notamment les communes pour ce qui concerne les écoles), sont invitées, dès à présent, à se préparer à cette nouvelle situation qui impactera le deuxième semestre 2026.


