Comme chaque année, durant deux jours, le 5e Régiment étranger de Mayotte a ouvert ses portes au public les 1er et 2 mai. Cet événement était l’occasion de célébrer la bataille de Camerone, survenue le 30 avril 1863.

C’étaient les Portes ouvertes au 5e Régiment étranger de Mayotte ce week-end

Comme chaque année, durant deux jours, le 5e Régiment étranger de Mayotte a ouvert ses portes au public les 1er et 2 mai. Cet événement était l’occasion de célébrer la bataille de Camerone, survenue le 30 avril 1863.

Les soldats ont organisé différentes démonstrations de techniques de combat. (Léo Vignal / JDM)

Initialement, ces portes ouvertes sont organisées en hommage aux 62 soldats de la Légion étrangère tombés au combat dans le village de Camarón (Ndlr, village du Mexique dans l’État de Veracruz).

Cette commémoration n’est pas propre à Mayotte, puisqu’elle est célébrée dans tous les régiments de la Légion en France. Plus qu’une cérémonie, ces deux jours ont été un moment de convivialité permettant, comme le précise l’officier de communication Adrien Laurent, « de renouer avec la population mahoraise de Petite-Terre depuis les dernières portes ouvertes il y a 2 ans ». Entre stands de présentation d’armes et de matériels, parcours du combattant pour enfants, pêche à la ligne, buvettes et châteaux gonflables, les visiteurs ont pu profiter d’une belle journée ensoleillée. Les légionnaires avaient également organisé plusieurs démonstrations de techniques de combat.

Les visiteurs avaient la possibilité de porter des armes (non chargées) pour les essayer. (Léo Vignal / JDM)

Le soutien aux familles

Plusieurs stands de ventes de bijoux ou de gâteaux étaient proposés. (Léo Vignal / JDM)

Une association particulière était présente, l’association des femmes de légionnaires. La Légion étrangère présente en effet une singularité : beaucoup de nouvelles recrues sont étrangères à la culture française et ne maîtrisent pas la langue lors de leur engagement. Les entraînements sont rudes et chaque soldat est coupé de son téléphone pendant plusieurs mois pour faciliter son apprentissage du français et son intégration.

Ce mode de vie est éprouvant pour les familles. C’est pourquoi cette association existe : elle aide ces femmes à s’adapter à ce quotidien, alors que la plupart ont fui leur pays d’origine pour des raisons de sécurité. Sur leur stand, elles proposaient des gâteaux, des boissons et du café. Exception de ces deux journées : les fonds récoltés ne vont pas dans les caisses du régiment, mais serviront directement à financer les activités de cette association. 

Lors d’une démonstration, un soldat est descendu en rappel depuis un hélicoptère. (Léo Vignal / JDM)

Léo Vignal

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