Vendredi 1er mai, à Longoni, une intervention de secours s’est transformée en opération à haut risque après une agression à l’arme blanche, dans un climat sécuritaire déjà dégradé sur l’île. Peu avant 20 heures, les sapeurs-pompiers ont été alertés d’une agression sur la voie publique visant deux personnes. À leur arrivée, une première victime, blessée par des coups de machette aux membres supérieurs, a pu être rapidement prise en charge puis transportée au centre hospitalier.
La situation s’est toutefois compliquée pour la seconde victime. En tentant d’intervenir, les secours ont été violemment pris à partie. « On s’est fait caillasser », confirment les pompiers, contraints de faire demi-tour face aux risques. L’intervention n’a pu reprendre qu’après la sécurisation des lieux par les forces de l’ordre. La deuxième victime a alors été évacuée vers un centre de soins.
Cet épisode survient dans un contexte sécuritaire tendu. Ces derniers jours, plusieurs communes, dont Mamoudzou, Koungou et Dembéni, ont été marquées par des agressions, des barrages routiers et des affrontements avec les forces de l’ordre. Ces événements interviennent alors que l’opération « Kingia », lancée le 7 avril 2026 par la préfecture pour lutter contre la délinquance, est en cours de déploiement, dans la continuité des dispositifs « Wuambushu » et « Place Nette ». Lors de la présentation du dispositif, le préfet du département avait précisé que « des troubles à l’ordre public » pouvaient survenir « au démarrage » avant d’être « maîtrisés ».


