Le Centre hospitalier de Mayotte (CHM) a condamné un acte de violence survenu dans la nuit du 24 avril 2025, au cours duquel des agents du CMR de Dzoumogné ont été victimes de caillassage alors qu’ils se rendaient sur leur lieu de travail.
« Une atteinte grave au système de santé »
D’après le communiqué transmis ce 28 avril par le centre hospitalier, dans la nuit du 24 au 25 avril 2025, « des agents du CMR de Dzoumogné ont été victimes d’un caillassage alors qu’ils se rendaient sur leur lieu de travail ». L’établissement précise que les personnels ont été « pris pour cible lors d’un acte de violence gratuit ». Le CHM souligne d’autre part, que cet événement « intervient dans le contexte déjà exigeant de l’exercice hospitalier à Mayotte ».
Face à cela, la direction du CHM « exprime sa condamnation la plus ferme et sa solidarité totale avec les agents touchés » et estime que « s’en prendre à des soignants dans l’exercice de leur mission, ou simplement en chemin pour l’accomplir, constitue une atteinte grave à leur sécurité, à leur dignité, et plus largement au système de santé du territoire ». L’établissement indique par ailleurs avoir mis en place « des mesures nécessaires dont un soutien psychologique et le signalement aux autorités compétentes ».
Un contexte de tensions à Dzoumogné
Ces violences sont intervenues dans un contexte de tensions déjà vives dans le secteur depuis plusieurs jours. La gendarmerie nous avait en effet fait état, dans la journée du 23 avril, de plusieurs incidents et caillassages autour du lycée et du hub de transport de Dzoumogné, ayant donné lieu à neuf interpellations et à l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Contactée par notre rédaction, la gendarmerie a apporté des précisions sur ces derniers faits, indiquant que les événements de la nuit du 24 au 25 avril se sont déroulés en plusieurs temps. Selon le chef d’escadron Bertrand Bidet, « à 2h du matin, une patrouille de la gendarmerie s’est faite caillasser à Koungou », avant que les agents ne maintiennent leur présence sur le secteur, resté ensuite calme. Plus tard, à 3h du matin, le centre 17 est alerté du caillassage d’un bus du CHM dans le secteur de Koungou.
De nouvelles patrouilles sont alors engagées, et se retrouvent face à « entre 10 et 15 individus », avec de nouveaux heurts et des barrages de détritus sur la route, tandis que le bus du CHM concerné avait déjà quitté la zone peu de temps avant l’intervention des gendarmes. Les affrontements ont duré environ une heure, jusqu’à « 4h du matin, le temps de dégager l’axe », qui a ensuite été rétabli par les forces de l’ordre.
Mathilde Hangard


