Suite à l'agression d'un conducteur de bus, les chauffeurs de transport scolaire à Mayotte annoncent un débrayage symbolique pour dénoncer la situation d'ultra-violence subie sur les routes de l'archipel.

Agression d’un conducteur de bus : un débrayage symbolique pour protester

Suite à l'agression d'un conducteur de bus, les chauffeurs de transport scolaire à Mayotte annoncent un débrayage symbolique pour dénoncer la situation d'ultra-violence subie sur les routes de l'archipel.

La structure, Ouvoimoja Transports, responsable du transport scolaire sur la zone de la communauté d’agglomération de Dembéni-Mamoudzou (CADEMA), a annoncé un débrayage symbolique ce lundi 17 mars 2025.

Un conducteur violemment agressé 

Cette action fait suite à l’attaque violente d’un conducteur, survenue le 28 février 2025, blessé à la tête à la suite de jets de pierres. Le groupe souligne que, malgré l’installation de mesures de sécurité comme les fenêtres en polycarbonate, les agressions restent fréquentes. « Nos conducteurs exposent que malgré la gravité de l’incident, les mesures salutaires mises en place, telles que l’installation de fenêtres en polycarbonate par le Conseil Départemental, n’empêchent pas l’augmentation du nombre de caillassages, qu’ils se sentent particulièrement visés et exposés à ces attaques répétées », rapporte Ouvoimoja Transports.

Caillassages et barrages, un quotidien anxiogène

La violence sur les routes de Mayotte, notamment contre les bus, les élèves et les conducteurs, est un phénomène récurrent. Les attaques par des bandes sont devenues un problème de sécurité majeur sur l’île. Les conducteurs de Ouvoimoja Transports dénoncent une situation de plus en plus préoccupante, où les mesures actuelles ne semblent pas suffire à endiguer ces actes.

Malgré le travail des forces de l’ordre, le GIE Ouvoimoja Transports appelle l’État à renforcer ses actions pour garantir l’ordre public à Mayotte : « L’État doit intensifier ses efforts. La sécurité de nos opérations et la protection de nos équipes restent une priorité absolue. Il est urgent que des actions concrètes soient engagées pour renforcer la sécurité sur les routes et aux abords des établissements scolaires, et assurer des réponses judiciaires dissuasives contre les auteurs de violences« .

Les services de transport scolaire sur la zone CADEMA reprendront normalement mardi 18 mars 2025, « sous réserve de la mise en place de mesures de sécurité adaptées », a déclaré le groupe.

Mathilde Hangard

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