Se plaignant de brimades et de harcèlement, une partie de la police municipale de Koungou s’est mis en grève illimitée ce mercredi.

Grève des policiers municipaux de Koungou « contre les brimades à répétition »

Se plaignant de brimades et de harcèlement, une partie de la police municipale de Koungou s’est mis en grève illimitée ce mercredi.

« Nous en avons marre des intimidations et des menaces », lâche un policier municipal. Loin de l’image de l’agent indolent que pourrait secouer un management dynamique, lui comme ses collègues grévistes sont en majorité d’anciens militaires, soit détachés, soit ayant intégré la police municipale. Et tous originaires du département. Si c’est un représentant du syndicat FSU SNUTER qui nous contacte, ils l’assurent, tous les syndicats sont dans la boucle du mouvement même si la moitié seulement du service est en grève.

Après le départ du précédent chef de la police municipale de Koungou en 2020 pour Pamandzi, un directeur de service est arrivé d’Angoulême en 2021.

Selon les manifestants, les anciens sont mis de côté, « ils ont voulu les licencier, alors qu’ils apportent beaucoup en termes de connaissance du terrain. D’autre part, le directeur a fini par décourager tout le monde, il n’y a plus que 20% de titulaires à la police municipale de Koungou. » La modernisation du service serait-elle à ce prix ? « Non, c’est pour toute la mairie comme ça, lâche notre interlocuteur qui vise aussi le DGS, nous demandons l’arrêt des sanctions disciplinaires, et le respect des procédures. Alors que nous devons participer à une formation obligatoire à la FIA, la Formation Initiale d’Application au CNFPT de Doujani, tous les agents n’y sont pas passés. Un collègue qui avait commencé sa formation lundi n’a pas pu continuer en raison de sa prise de position dans un courrier adressé au maire. Ses droits n’ont pas été respectés ».

Le service est en grand besoin de dialogue

Ce courrier en question adressé au maire Bamcolo fait état de « déstabilisation des agents », « d’humiliations, des pressions, des insultes et du harcèlement en tous genres », et pointe 27 départs de collaborateurs. Sans qu’il soit possible d’identifier les raisons des départs (mutations, fins de contrat, etc.).

Alors qu’il est fait mention d’une tentative de suicide d’une agent ASVP il y a 4 mois, nous interrogeons sur les actions, notamment judiciaires, en cours : « Nous avons organisé deux réunions syndicales, mais le maire n’est pas venu. De mon côté, j’envisage de lancer un recours au tribunal administratif, et je ne serai pas le seul », conclut le policier municipal.

Sollicité par nos soins à plusieurs reprises, le maire Assani Saindou Bamcolo n’a pas souhaité communiquer.

Anne Perzo-Lafond

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