Ce fut un mot d'ordre de nombreuses mobilisations : l'obtention de la sur-rémunération de 40% pour les fonctionnaires avait été acquise de haute lutte en 2013, avec la garantie d'une "clause de revoyure". C'est désormais un "réajustement par le haut" que demande une intersyndicale qui souhaite un alignement sur les 53% réunionnais. 

Reprise de la mobilisation sur l’indexation des salaires ce 2 novembre

Ce fut un mot d'ordre de nombreuses mobilisations : l'obtention de la sur-rémunération de 40% pour les fonctionnaires avait été acquise de haute lutte en 2013, avec la garantie d'une "clause de revoyure". C'est désormais un "réajustement par le haut" que demande une intersyndicale qui souhaite un alignement sur les 53% réunionnais. 

La grève illimitée annoncée le 9 octobre dernier n’avait pas attiré grand monde, elle est reconduite dès ce 2 novembre de visite du ministre des Outre-mer.

Le 10 octobre dernier, l’intersyndicale CFE CGC, CFTC, Sgen CFDT, FSU, UNSA, Sud Solidaires, CFDT Solidaires, FO, avait rencontré le recteur, les directeurs de l’ARS et du CHM ainsi que le secrétaire général de la préfecture. Les syndicats ont rappelé « la dureté de vie à Mayotte (insécurité, crise de l’eau, déficience des services publics), le coût de la vie dont celui des liaisons aériennes avec la métropole et le déficit d’attractivité », pour justifier le « réajustement par le haut du taux d’indexation fixé arbitrairement à 1,40 depuis 2017 ». En gros, trouver un biais pour rendre le territoire plus attractif au regard des difficultés qui le marquent au fer rouge et « éviter que trop d’agents quittent Mayotte », avaient martelé les représentants syndicaux de l’Education nationale.

Les syndicats rappellent « la clause de revoyure », « engagement de l’état suite aux conflits de 2013 et 2016 mais jamais appliqué alors que la première série de discussions aurait dû commencer au premier trimestre 2017 ».

Après plusieurs mouvements de grève dans le 1er degré comme ici en 2013, l’indexation à 40% avait été appliquée progressivement à Mayotte

Ils indiquent que « le secrétaire général de la préfecture nous a assuré qu’il nous donnerait une réponse avant la fin du mois d’octobre », et doivent rencontrer la conseillère du ministre Philippe Vigier ce jeudi 2 novembre.

Etant donné que cette revendication a majoritairement été portée par les syndicats de l’Education nationale, c’est à 8h30 devant le rectorat que les grévistes sont invités à se mobiliser ce 2 novembre.

A.P-L.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.