Cela fait 4 ans que le propriétaire d'une grande maison sise à Dzaoudzi hébergeait des clandestins dans des conditions insalubres : 53 matelas y étaient entassés, ont découvert les enquêteurs de la "Task Force 976".

Entre marchands de sommeil et exploitants de la misère humaine, deux hommes condamnés

Cela fait 4 ans que le propriétaire d'une grande maison sise à Dzaoudzi hébergeait des clandestins dans des conditions insalubres : 53 matelas y étaient entassés, ont découvert les enquêteurs de la "Task Force 976".

Une enquête de gendarmerie s’inscrivant dans le cadre de la lutte contre l’hébergement indigne et de personnes en situation irrégulière donnait lieu à une série de perquisitions à Dzaoudzi ce mercredi 11 octobre. Cette opération a été  menée par la Task Force 976, un groupe spécialisé formé à la fois d’enquêteurs dépêchés depuis la métropole et de membres du groupement de gendarmerie de Mayotte. Outre les « marchands de sommeil », ces équipes ont vocation à lutter contre le travail illicite et la fraude documentaire. Ces enquêteurs étaient renforcés par l’antenne du GIGN, des gendarmes mobiles, le PSIG, ainsi que des maîtres-chiens.

Le procureur Yann Le Bris rapporte leur découverte : « L’une des maisons concernées avait été divisée en 15 logements d’une pièce, où s’entassaient 53 couchages pour un nombre encore supérieur d’occupants, pour beaucoup des étrangers en situation irrégulière, dont au moins 23 enfants. Un agent de l’ARS, sur place, a pu constater l’insalubrité et l’indignité de ces logements, pour lesquels seuls deux points d’eau insalubres étaient mis en commun.

Installation illégale

Depuis quatre ans, le propriétaire, aidé d’un complice, percevait un loyer en espèces de la part de chacune des familles hébergées. »

Présentés immédiatement au tribunal à l’issue de leur garde à vue, les deux personnes mises en cause ont reconnu les faits. Ils ont été condamnés à des peines d’emprisonnement avec sursis, respectivement de deux ans et 8 mois , ces sursis étant suspendus au paiement d’amendes de respectivement 59.000 euros et 10.000 euros.

D’autres enquêtes, portant sur des marchands de sommeil, sur l’ensemble du département sont actuellement en cours, rapporte toujours le procureur.

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