Malgré une visite annulée en notre sol, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles (Ciivise) a tout de même convié les représentants de la campagne #wamitoo à des rencontres institutionnelles et publiques du 26 au 28 juin derniers, à la Réunion.

Des rencontres pour briser le tabou de l’inceste et des violences sexuelles sur mineurs

Malgré une visite annulée en notre sol, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles (Ciivise) a tout de même convié les représentants de la campagne #wamitoo à des rencontres institutionnelles et publiques du 26 au 28 juin derniers, à la Réunion.

Entre St Denis et St Pierre, la délégation mahoraise associative Haki Za Wanatsa – Collectif CIDE a donc pu assister ces rencontres d’un autre genre, nourries de légitimes intensités émotionnelles à l’écoute de la trentaine de témoignages de ces victimes aussi nommées  »grands témoins ». Des témoignes supplémentaires, encourageant les langues à se délier et venant s’ajouter aux 25 000 autres déjà recueillis par la commission, depuis 2021.

Les coprésidents de la CIIVISE avec la délégation HZW – CIDE à la préfecture de St-Denis. (de g. à d.) : Nathalie Mathieu et Edouard Durand (avec la BD) Lydia Barneoud (directrice HZW – CIDE) Rasmina Houmadi Oili (Chargée de mission HZW – CIDE) et Chamsidine Djabiri (Bénévole HZW – CIDE)

Parmi les récents 800 questionnaires anonymes remplis via le site wamitoo.yt, dans le cadre de sa campagne #wamitoo, tristement déjà nombreuses ont été les alertes car, non ! Mayotte n’est malheureusement pas épargnée par ce fléau et ce genre d’actions permet avant tout « de libérer la parole, d’être écoutés, crus, accompagnés ; mais aussi de pointer du doigt l’urgence absolue de mettre en place les préconisations faites par la Commission, au terme de ces deux années de travail acharné », comme l’indique par communiqué le Collectif CIDE.

En plus d’un traumatisme psychologique inqualifiable, ces violences ont aussi un coût pour la société — 9,7 milliards d’euros par an — et également en ce sens,  des évolutions doivent voir le jour à tout niveau sociétal — civil et institutionnel — afin de repérer et protéger plus efficacement les 160 000 enfants victimes de violences sexuelles en France, tous les ans.

Les associations HZW et autres, membres du Collectif CIDE, réaffirment tout leur soutien à la Ciivise « qu’ils remercient chaleureusement pour ses travaux ainsi que pour son invitation ». 

En attendant, la mobilisation se poursuit à l’échelle locale, avec une proportion toujours plus grande de jeunes gens qui rejoignent le combat contre les violences physiques, mentales et sexuelles, infligées aux enfants.

“On vous croit” : Les co-présidents CIIVISE au centre avec Ernestine Ronai et Benoit Legrand (Université de la Réunion)

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