Pas simple de mettre en place la vidéosurveillance dans les communes, et le cas de Pamandzi est loin d'être isolé.

Caméras de vidéosurveillance à Pamandzi, reste à trouver les hommes pour les analyser…

Pas simple de mettre en place la vidéosurveillance dans les communes, et le cas de Pamandzi est loin d'être isolé.

Nous avons récemment évoqué le budget alloué aux collectivités pour l’équipement de matériel de vidéo protection. Alors que nous l’avions interviewé avant son départ en mutation, le policier Bacar Attoumani, délégué syndical de Alliance police nationale, avait évoqué ce point en jugeant que ces caméras utiles à l’identification des fauteurs de troubles, étaient peu voire pas du tout utilisées par les municipalités.

Les choses bougent quelque peu il faut croire, puisque ce lundi, la communauté de communes de Petite Terre (CCPT) vient de doter la commune de Pamandzi de caméras de vidéo protection, « les cinq appareils sont posés à Pamandzi, dont deux à l’aéroport, nous attendons les arrêtés, préfectoraux pour pouvoir les utiliser », nous indique le chef de la police municipale de Pamandzi, Issouf Oili.

Un premier essai qui reste à transfomer

Aujourd’hui il existe deux Centres de supervision urbain (CSU), précise-t-il, « l’un à Labattoir, l’autre à Pamandzi ». Il s’agit d’une salle équipée d’écrans affichant en direct les images filmées par des caméras de vidéosurveillance, qui peuvent parfois être manipulées à distance. Un dispositif qui demande des moyens en hommes, avec des équipes qui doivent se relayer derrière les écrans.

A ce jour, le maire de Pamandzi n’a pas encore désigné les personnes affectées au CSU, rapporte-t-il. C’est toute la difficulté de l’exercice, avec des financements qui sont là pour les équipements, mais avec des Polices Municipales encore sous dotées en moyens humains.

Seul Issouf Oili possèderait les attestations nécessaires à cette supervision dans un CSU, ce qui impliquerait des recrutements supplémentaires.

A.P-L.

 

 

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