Il en aura fallu du temps et des atermoiements. C’est signé. Le maire de Mamoudzou impatient d’aménager son front de mer, a désormais la main. En 2025, l’emprise de 20m supplémentaires sur la mer devrait être bouclé, permettant de commencer les aménagements.

Lancement du projet d’aménagement du front de mer Mamoudzou par la cession du foncier à la mairie

Il en aura fallu du temps et des atermoiements. C’est signé. Le maire de Mamoudzou impatient d’aménager son front de mer, a désormais la main. En 2025, l’emprise de 20m supplémentaires sur la mer devrait être bouclé, permettant de commencer les aménagements.

Pas de combat de chefs, assure d’emblée Ambdilwahedou Soumaila à l’heure de signer la convention de transfert de la maitrise d’ouvrage du front de mer de Mamoudzou, « cela fait trop longtemps que l’on parle de cet aménagement. Nous ouvrons une ère de nouvelle dynamique partenariale avec l’Etat, le conseil départemental et la CCI. Car ce n’est qu’ensemble que nous arriverons à développer Mayotte ».

Pour le président LR du conseil départemental, du même parti que le maire (ça aide), Ben Issa Ousseni, la passation de témoin est logique, « ce front de mer à Mamoudzou est notre porte d’entrée sur le territoire », sous-entendu, elle doit offrir une belle image. Cela fait des années que ce projet était bloqué au CD.

Ambdilwahedou Soumaila, à gauche, reçoit la maitrise foncière des mains de Ben Issa Ousseni

Présent au titre d’aménageur du port de plaisance de Mamoudzou qui fait face au front de mer, le président de l Chambre de Commerce et d’Industrie, Mohamed Ali Hamid, rappelle ses trois projets phare, dont certains ont démarré : « Nous sommes devenus des aménageurs à la CCI, actuellement autour de la Technopôle, dont une première visite de chantier a eu lieu il y a quelques jours, sur le complexe Multilab et le front de mer avec le port de plaisance. Nous attendions cette convention depuis longtemps, enfin la mairie et le conseil départemental accordent leurs violons. » En espérant que tous sont accordés y compris à la CADEMA qui avait laissé une chaise vide ce mercredi.

Cette convention donne véritablement le « la » au projet d’aménagement du front de mer comme on le rêve, « on a été prendre des idées en métropole », rapportent les protagonistes. L’exemple du Front de mer, « Seafront » de Nice, a été évoqué, celui plus proche de Stone Town à Zanzibar n’est pas mal non plus.

En même temps que le Caribus

La première étape va être d’installer un comité technique pour coordonner les projets des uns et des autres, les cartons en sont pleins, de Mamoudzou au conseil départemental en passant par la CCI. La maitrise foncière léguée par le Département à la mairie va du camion blanc à la pointe Mahabou, mais pourrait être élargie, « un programmiste va être désigné pour nous accompagner et délimiter précisément la zone à aménager », rapporte le DGS de la mairie.

Ensuite, un remblai sera déversé sur la mer, « de 20 mètres de large, pour aménager des pistes cyclables, une promenade piétonne, des commerce de bouche et artisanaux. »

Nous nous sommes rendus sur place, la vingtaine de mètres nécessaire amènera la bordure littorale à peu près au niveau de l’ancien faré du port de plaisance, la pointe Mahabou conservera donc bien son nom pour son avancée dans le lagon.

Le remblai se fera à peu prés sur cette largeur jusqu’au vieux faré

Des procédures ont déjà été engagées par la CCI dans le cadre de l’extension du port de plaisance (voir l’article consacré), « nous allons les poursuivre ». Cela concerne notamment les garanties environnementales. Le 1er objectif est à horizon 2 ans, « le remblai devrait être fini en 2025, à peu prés au moment où Caribus va se déployer sur cette zone ».

L’investissement n’est pas encore connu, « il faut d’abord définir le programme exact maintenant que nous avons le foncier », mais les financeurs si, l’Etat à travers le contrat de convergence, le conseil départemental, la CCI, la commune de Mamoudzou et la CADEMA.

Pour la première fois, la vitrine de l’île qu’est le front de mer accueillant par la barge les visiteurs, semble se dessiner.

Anne Perzo-Lafond

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