Jeunesse : Un label national pour fêter les 30 ans du CRIJ de Mayotte

A l’occasion de ses 30 ans d’existence sur le territoire de Mayotte, le Centre régional information jeunesse (CRIJ) a organisé mercredi matin une rencontre réunissant les différents acteurs et partenaires afin de faire le bilan de l’année mais aussi de préparer les projets pour 2023.

C’est un beau cadeau qu’a reçu le CRIJ de Mayotte pour l’anniversaire de ses 30 ans puisqu’il a obtenu le label national Information Jeunesse (IJ) Le label IJ est une marque de qualité accordée par l’État à une structure d’information des jeunes au terme d’une évaluation globale et objective. Il traduit l’ambition de l’État d’être au service des jeunes, partout sur le territoire. Le CRIJ de Mayotte a ainsi montré sa capacité à se doter de moyens permettant de proposer à chaque usager une réponse à la fois individualisée et adaptée au contexte local.

Pour le président du CRIJ, Saïd Assani, ce label concrétise le processus de développement de la structure. « Le CRIJ est un levier central pour les jeunes. L’obtention de ce label est la reconnaissance du travail de l’équipe du CRIJ, de ses financeurs, de son bureau et de ses partenaires au service de la jeunesse ». En 2022, le CRIJ de Mayotte a informé plus de 24000 personnes quand il en avait prévu 9000. C’est dire la portée de son action. De plus, il dispose de 16 espaces numériques et de 6 points-relais sur tout le territoire. Toutefois, comme le souligne son président il y a encore beaucoup à faire.

Encore des défis à relever

Le CRIJ présent sur les Forum jeunesse comme ici en 2020

Malgré l’obtention du label IJ, le CRIJ doit notamment encore faire face à certaines problématiques comme « l’absence de lieux d’information répartis uniformément sur le territoire de Mayotte, lutter contre la fracture numérique ou encore faire la promotion des valeurs de la République, rappelle Saïd Assani. Il s’agit ainsi de renforcer les moyens d’accès à l’information pour les plus éloignés et de mener des actions numériques envers eux. Ce sont les futurs chantiers à venir ».

Pour la présidente de la mission locale de Mayotte et conseillère départementale de Mamoudzou, Farianti Mdallah, le bilan de cette année et les perspectives futures sont plutôt encourageantes puisque « De nombreux acteurs du territoire œuvrent pour la jeunesse. Or cette jeunesse est une richesse pour le développement de Mayotte. Il faut leur donner accès à l’autonomie en les accompagnant », explique-t-elle. L’objectif est que les jeunes identifient le CRIJ comme la première porte de l’insertion professionnelle. Pour le représentant de la Délégation régionale académique à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports (DRAJES), « Même s’il y a encore des défis à relever, les 30 ans d’existence et l’obtention du label IJ montrent que les bases sont solides et que l’horizon est prometteur. Je suis optimiste pour l’avenir du CRIJ de Mayotte », poursuit-il.

Beaucoup d’informations livrées pour les 30 ans de la structure

Répondre aux questions que se pose la jeunesse mahoraise

Au-delà du travail d’accompagnement et d’insertion que fait le CRIJ, il s’agit également de pouvoir répondre aux interrogations des jeunes et de leur donner des réponses ou tout du moins les mettre sur la bonne voie. Ainsi une application est mise en place pour eux. Ils pourront poser leur question à travers cette application et auront un interlocuteur qui tentera, dans la mesure du possible, de leur apporter une réponse. Les jeunes ont besoin de réponses à leurs questions pour qu’ils puissent avancer et se construire dans le temps.

L’un des objectifs du CRIJ est justement de prendre en compte les problèmes des jeunes et de répondre à leurs besoins en les formant, à travers l’éducation, à la citoyenneté et aux valeurs républicaines. Ainsi les principales missions du CRIJ sont d’une part de promouvoir l’information jeunesse et mettre en place des outils innovants, et d’autre part de recueillir la parole des jeunes et leurs attentes. Pour cela le CRIJ a mené auprès de la jeunesse mahoraise une enquête, sous forme de questionnaire, concernant leurs aspirations professionnelles. Il en ressort que la majorité d’entre eux souhaite s’orienter vers les métiers de la santé, du social et du médicaux social, du sport et des loisirs, de la formation ou encore des services à la personne. De bon augure pour le territoire de Mayotte…

Benoît Jaëglé

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